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Amaury BARADON الأحد 07 ماي 2017

C’est un événement qui est survenu juste avant la fin de la campagne officielle du second tour de la présidentielle française : les Macron Leaks. Le parti du candidat centriste, « En Marche », a été la cible d’un piratage massif et coordonné d’informations internes, via un hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement. Résultat : plusieurs gigaoctets de données ont été dérobés, et diffusés sur Internet. Très vite, le parti lui-même, la Commission de contrôle de la campagne ainsi que certains médias ont mis en garde contre l’insertion potentielle de documents factices dans la masse de ceux qui ont été publiés. Car les fausses informations - ou « fake news » en anglais - montées de toutes pièces pour nuire à un candidat auront été pratique courante durant cette campagne. Ces derniers jours, elles ont été très nombreuses et parmi elles, celle selon laquelle Emmanuel Macron posséderait un compte offshore quelque part aux Bahamas… En réalité, il s’avère que ceux qui ont relayé cette fausse rumeur sont les mêmes que ceux qui ont catalysé la diffusion des Macron Leaks, et les deux « affaires » trouvent leurs origines à l’étranger. On en parle cette semaine avec Nicolas Vanderbiest, assistant au département de communication à l’Institut catholique de Louvain, en Belgique, et auteur d’un site d’analyse des crises et des phénomènes d’influence, Reputatio Lab. Il notamment étudié les fake news qui ont ponctué la campagne présidentielle française et nous livre ses analyses.