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Sénégal: recalé dans la course à la présidentielle, Khalifa Sall saisit le Conseil constitutionnel
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Sénégal: recalé dans la course à la présidentielle, Khalifa Sall saisit le Conseil constitutionnel

L'ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, recalé dans la course à l'élection présidentielle, a déposé, mardi soir, un recours près le Conseil constitutionnel pour contester les motifs pour lesquels cette institution a invalidé sa candidature.


Ce recours a été introduit par le mandataire du candidat de la coalition "Taxawu Senegaal Ak Khalifa Ababacar Sall", Babacar Thioye Bâ, peut-on lire dans la requête de l'ex édile de Dakar.

 Dans ce document signé par Khalifa Ababacar Sall, il est rappelé que "le Conseil constitutionnel s'est basé sur les transmissions par les Procureurs généraux près la Cour d'Appel et la Cour suprême de l'arrêt rendu le 30 août 2018 par la première Cour citée, condamnant le candidat Khalifa Sall à 5 ans d'emprisonnement et de l'arrêt rendu le 03 janvier 2019, par la seconde Cour citée, rejetant le pourvoi en cassation de Khalifa Sall".  

"Le Procureur général près la cour d'Appel et le Procureur général près la Cour suprême n'ont aucune qualité pour s'immiscer dans l'élection présidentielle", selon Khalifa Sall et son mandataire, avant de déclarer que "le Conseil constitutionnel ne doit pas méconnaître le caractère suspensif du délai et du recours du rabat d'arrêt".

Et le document de rappeler aux membres du Conseil constitutionnel que M. Khalifa Ababacar Sall n'a jamais été privé, de façon définitive, de ses droits civiques et politiques et que "le Conseil constitutionnel ne saurait l'en priver".

Khalifa Sall a été recalé lundi dernier de la présidentielle par le Conseil constitutionnel après l'arrêt de la Cour suprême qui a confirmé la décision rendue par la Cour d'appel, dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar.

Khalifa Sall avait été condamné en première instance, puis en appel, avant que la Cour suprême ne confirme cette peine de 5 ans de prison assortie d'une amende de 1,8 milliards de FCFA pour "faux en écritures publiques" et "utilisation des deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées". Une condamnation qui lui a valu d'être révoqué de la mairie de Dakar.