العضوية

تسجيل الدخول

اشترك إذا لم يكن لديك حساب

La Suisse a voté pour le maintien des armes de service à la maison

La Suisse a voté pour le maintien des armes de service à la maison

Les Suisses ont rejeté dimanche l'initiative de la gauche et des organisations pacifistes qui voulaient interdire aux hommes de conserver leur arme à la maison en dehors des périodes de service militaire, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote....

La tendance est «négative», indique l'institut GFS.
Régulièrement sollicités par des initiatives populaires qui forment le socle de la démocratie suisse, les électeurs helvétiques ont dans leur grande majorité déjà voté par correspondance.
Une heure après la fermeture des bureaux de vote, les premiers résultats disponibles indiquent que 7 des 26 cantons ont déjà largement rejeté l'initiative (à près de 70%), notamment les petits cantons situées au centre de la Suisse et réputés pour leur attachement aux valeurs traditionnelles.
Pour que l'initiative passe, elle devait être acceptée par la majorité du peuple et celle des cantons.
Le vote a donné lieu à de vifs débats en Suisse.
Lancée en 2007, l'initiative fait suite à divers faits divers lors desquels des personnes ont été tuées avec une arme de service et visait notamment à prévenir la violence conjugale et les suicides. Selon Anne-Marie Trabichet, de l'organisation Stop Suicide, un des groupes qui a lancé l'initiative, le taux de suicides par armes à feu en Suisse est trois fois plus élevé que dans le reste de l'Europe.
Mais pour les partisans du non à l'initiative, cette dernière s'attaquait directement à une tradition helvétique existant depuis 1874.
«Notre armée est notre fiancée, nous enseigne-t-on à l'école de recrue», a expliqué à l'AFP le président des Jeunes UDC (parti populiste) à Genève, Xavier Schwitzguébel. «L'armée de milice suisse est basée sur la confiance entre l'Etat et le soldat-citoyen».
«Notre armée fait partie de nos valeurs», déploraient de leur côté les libéraux-radicaux, soulignant que déposer son arme militaire à l'arsenal «n'empêchera pas les actes violents».
Le gouvernement suisse, également opposé à l'initiative, avait relevé que les hommes et femmes qui font leur service militaire doivent déjà laisser leurs cartouches à la caserne. Berne arguait aussi que «l'arme personnelle fait partie de la disponibilité de base d'une armée crédible» et est «l'expression de l'attachement et de la confiance liant notre Etat et ses citoyens».
Car garder son arme de service dans l'armoire familiale fait en quelque sorte partie de la doctrine de défense de la Suisse (environ 200.000 soldats) qui repose sur sa capacité à mobiliser des milliers de réservistes armés.
En outre, la loi sur les armes autorise également tout Suisse de plus de 18 ans à posséder des armes, sous certaines conditions.
Selon le ministère de la Défense, quelque deux millions d'armes à feu circulent ainsi dans la Confédération, une pour un peu plus de trois habitants. 240.000 armes ne sont pas enregistrées.

إضافة تعليق

انظر أيضا