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La Berlinale prend du relief!

La Berlinale prend du relief!

Avec trois films en 3D, la Berlinale a pris du relief dimanche pour danser sur les épaules de Pina Bausch avec Wim Wenders, fouiller la grotte Chauvet avec Werner Herzog et s'en laisser conter par Michel Ocelot. ...

Michel Ocelot, le père de Kirikou, dépositaire d'un savoir-faire à la française du film d'animation, s'est lancé dans cette nouvelle technologie pour faire vivre ses "Contes de la Nuit" en trois dimensions, seul film français en lice pour l'Ours d'or qui sera décerné samedi.
Chaque nuit, deux enfants et un vieux maître se retrouvent dans un cinéma désaffecté - hommage de l'artiste aux petites salles qui meurent - pour y faire vivre des histoires qu'ils inventent au fur et à mesure: on y croise un loup-garou sacrifié par sa belle, un jeune homme trop honnête aux Caraïbes, un magicien du tam-tam en Afrique, un cheval qui parle au Tibet...
Dans cet univers magique, le bien finit toujours par triompher du mal, de la cupidité, de l'arrogance et des préjugés.
pour dessiner son nouveau monde, Michel Ocelot, 67 ans, qui se vit d'abord comme un conteur, a conjugué sa maîtrise classique des silhouettes découpées, telles qu'elles existent depuis plus d'un siècle, à un décor en relief, réellement magique, grâce à l'appui du studio Mac Guff.
Les wonderboys français de la 3D qui ont épaté Hollywood avec "Moi, moche et méchant"(Despicable Me) pour le compte du studio Universal s'apprêtent d'ailleurs à récidiver avec ""Kirikou et les hommes et les femmes" en relief (sortie prévue en décembre 2012), a indiqué Michel Ocelot à l'AFP.
Je me suis bien amusé", confie-t-il. "Mais l'important, c'est d'avoir des choses à dire, de belles images à montrer et quelque chose à partager avec les gens. La 3D ce n'est qu'un tournevis".
C'est également ce que signifie Wim Wenders en finalisant un projet cher à son coeur et envisagé de longue date avec son amie Pina Bausch, chorégraphe allemande (et universelle) disparue en 2009.
Après la mort brutale de cette papesse de la danse contemporaine, le road movie initial escortant la compagnie de Pina Bausch sur les routes est devenu ""un travail de deuil, mais pas un travail triste", a souligné le cinéaste allemand.
En dépit des contraintes techniques qu'elle impose - tourner "avec deux caméras et une grue comme un dinosaure" - le réalisateur des "Ailes du désir"" estime que la "3D est comme taillée pour la danse."
"Pina" présenté hors compétition et sous-titré "Danse, danse, ou nous sommes perdus", conjugue les témoignages pudiques des danseurs et danseuses de la troupe à des images d'archives et des séquences de danse, extraites des grandes créations de Pina Bausch, "Café M ller" ou "Le sacre du printemps". Mais aussi filmées loin de la scène, sur les trottoirs de Wuppertal, cité industrieuse de l'Ouest allemand et berceau de la compagnie.
Dans une usine rouillée, dans le tram suspendu (la curiosité de la ville), au bord d'une gigantesque excavation minière, les protégés de Pina Bausch improvisent des solos ou des duos qui sont leurs hommages funèbres. C'est encore en 3D qu'un autre Allemand, Werner Herzog a emmené les spectateurs en voyage vers le centre de la terre avec "La Grotte des rêves oubliés"(Cave of Forgotten Dreams): une occasion unique de mettre en relief, au sens propre, les peintures rupestres de la grotte Chauvet, en Ardèche (sud de la France), vieilles de 30.000 ans et qui ne furent découvertes qu'en 1994.
La 3D transporte le spectateur en ces temps immémoriaux pour contempler les plus vieux dessins connus de l'humanité à ce jour.

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