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L'Arctique a perdu 95% de sa glace la plus ancienne et la plus épaisse
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L'Arctique a perdu 95% de sa glace la plus ancienne et la plus épaisse

L’océan Arctique a perdu 95% de sa glace la plus ancienne et la plus épaisse et si cette tendance à l’amincissement se poursuit, les scientifiques craignent un regain d’énergie supplémentaire pour le réchauffement climatique.

Au cours des trois dernières décennies de réchauffement planétaire, la glace la plus ancienne et la plus épaisse de l'Arctique a chuté de 95%, selon le bulletin annuel de l’Arctique publié mardi par l'agence fédérale américaine "National Oceanic and Atmospheric Administration" (NOAA).  

La découverte signifie que la mer au sommet du monde s'est déjà transformée d'une manière significative, avec des implications majeures non seulement pour des créatures telles que les ours polaires mais, à long terme, peut-être pour le rythme du réchauffement climatique lui-même.   L'agence américaine a ainsi constaté une diminution de près de moitié de la population de caribous depuis deux décennies dans la région et a observé une remontée des algues rouges vers l'Arctique, à la faveur du réchauffement des eaux.  La glace la plus ancienne peut être considérée comme une sorte de colle qui cémente l’Arctique et qui, grâce à sa relative permanence, contribue à maintenir le froid de l’Arctique même durant les longs étés.  

"Plus la glace est jeune, plus la glace est fine, plus il est facile qu'elle s'en aille", a déclaré Don Perovich, un scientifique à Dartmouth qui a coordonné la partie du rapport annuel sur la glace de mer.   Le rapport souligne que l'année 2018 a été la deuxième plus chaude en Arctique depuis le début des relevés en 1900, notant que la température s'est élevée de 1,7°C que la moyenne des trois dernières décennies et le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale.   Seule l'année 2016 a historiquement été plus chaude que 2018.    

Si l'Arctique commence à avoir des étés entièrement sans glace, la planète se réchauffera encore plus, estiment les scientifiques, car l'eau sombre de l'océan absorbe de grandes quantités de chaleur solaire qui était déviée par la couverture de glace.     Ces nouvelles conclusions ont été publiées alors que les négociateurs pour le climat à la COP24 en Pologne tentaient de parvenir à un consensus mondial sur la manière de lutter contre le changement climatique.