العضوية

تسجيل الدخول

اشترك إذا لم يكن لديك حساب

Dégradation par Moody’s de la note de crédit de la Tunisie à B1, avec perspectives négatives

Dégradation par Moody’s de la note de crédit de la Tunisie à B1, avec perspectives négatives

L'agence de notation internationale Moody's a revu à la baisse la note de crédit attribuée aux dettes à long terme du gouvernement tunisien de Ba3 à B1, tout en maintenant les perspectives négatives.

L’agence a, de même, abaissé la note de la dette libellée en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de Ba3 à B1, avec perspectives négatives.   "Le gouvernement tunisien est juridiquement responsable des paiements de l'ensemble des obligations émises par la Banque centrale. Ces titres de créances sont émis au nom du gouvernement", souligne Moody's, en relevant que cette dégradation effectuée vendredi est due à la détérioration structurelle continue de la solidité fiscale de la Tunisie, les déséquilibres extérieurs persistants, la défaillance institutionnelle et le manque d'efficacité du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes convenues avec le Fonds Monétaire International (FMI).  

 Les perspectives négatives reflètent le risque d'une baisse plus soutenue que prévu des réserves de change avec des pressions de dépréciations concomitantes qui pourraient alimenter la dynamique défavorable de la dette publique, précise l'agence de notation internationale.    

Elles prennent également en compte les besoins de financement croissants de la Tunisie et le manque de visibilité sur l'accès aux sources de financement externes, en plus du passif négatif du secteur bancaire public, des entreprises publiques et du système de retraite.    

Au terme d'un récent séjour à Tunis, une délégation du FMI avait appelé les autorités tunisiennes à une poursuite du resserrement de la politique monétaire en vue de réduire les déséquilibres macroéconomiques persistants.   Bj?rn Rother, chef de mission pour la Tunisie au FMI, a souligné qu'il est l'impératif d'adopter des "réformes structurelles ambitieuses", qui seront encore déterminantes dans les efforts que déploie la Tunisie pour assurer une croissance inclusive et un relèvement des niveaux de vie pour l’ensemble de la population.  

Tout en faisant remarquer que les perspectives de "l’économie tunisienne s’améliorent lentement", en dépit de certains défis qui subsistent, le responsable a relevé que la croissance est en voie d’atteindre les 2,3% en 2017, soutenue par la reprise dans les phosphates, l’agriculture et le tourisme.   Il a, toutefois, mis l'accent sur certaines entraves structurelles de l’économie qui continuent de peser sur les exportations.   Selon lui, la vigueur de la consommation, impulsée par les augmentations salariales, a des conséquences inflationnistes (l’inflation sous-jacente a grimpé à 5,5% en juin) et entraîne un creusement des déficits budgétaire et extérieur au demeurant déjà élevés.  

Cette dynamique, avertit la même source, exerce des pressions à la baisse sur le dinar, rappelant que la dette publique et la dette extérieure se sont hissées respectivement, à 65% et 73% du PIB, en juin.   "La lenteur de la création de nouveaux emplois et les débouchés économiques limités continuent d’affecter la population tunisienne", met en garde le FMI.   Le responsable du FMI a aussi souligné qu'il sera primordial d’éviter toute autre détérioration du déficit budgétaire durant cet exercice et de préparer une "loi de finances juste et viable" pour 2018.  

La maîtrise de la masse salariale, qui à 14,1% du PIB l’an dernier était l’une des plus élevées au monde, revêt une importance cruciale, insiste le chef de la mission du FMI.   M. Rother a plaidé également pour des ajustements importants en 2017 et 2018 pour compenser les dérapages et remettre la masse salariale sur une trajectoire lui permettant d’atteindre l’objectif de 12% du PIB en 2020.  

Il a, de même, recommandé la modernisation de la fonction publique, la viabilité du régime de retraite et l’élargissement de l’accès au crédit en vue de doper la croissance, réduire les déséquilibres et dégager des ressources pour financer les investissements prioritaires dans les infrastructures, l’éducation et la santé.  

Cette délégation avait pour mission d’examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mettre en oeuvre dans le cadre du programme de réformes économiques, appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) déjà approuvé l’année dernière, portant sur 2,9 milliards de dollars.

إضافة تعليق

انظر أيضا