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Procs Taylor : l'ancien prsident du Libria condamn 50 ans de prison
Reuters  
Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone condamne à 50 ans de prison l'ancien président du Liberia Charles Taylor, reconnu coupable de crimes contre l'humanité.
L'ancien président du Liberia Charles Taylor a été condamné mercredi par la justice internationale à 50 ans de prison pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis en Sierra Leone. "L'accusé est responsable d'avoir aidé et encouragé, ainsi que d'avoir planifié, certains des crimes les plus haineux de l'histoire de l'humanité", a déclaré le juge samoan Richard Lussick lors d'une audience publique devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye. L'accusation avait recommandé le 3 mai une peine de 80 ans de prison contre M. Taylor, premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis le tribunal militaire de Nuremberg qui jugea les dignitaires nazis. La défense estimait la peine recommandée "disproportionnée et excessive". "Les effets de ces crimes sur les familles des victimes, ainsi que sur la société en général on été dévastateurs", a ajouté le juge Lussick : "la chambre a vu de nombreux survivants pleurer lors de leurs témoignages" devant le TSSL. Les juges ont également estimé qu'une peine de 80 ans de prison était "excessive", rappelant que M. Taylor avait été reconnu coupable d'avoir eu un rôle crucial dans l'exécution des crimes sans pour autant avoir eu le contrôle "effectif" des rebelles sierra-léonais qui les ont directement commis. Ils ont toutefois retenu comme circonstances aggravantes le fait que M. Taylor avait "trahi", selon eux, la position de "confiance publique" dans laquelle il se trouvait en tant que président du Liberia ainsi que le fait qu'il n'ait montré aucun remords.

Satisfaction des ONG

Les ONG de défense des droits de l'homme se sont réjouies de la peine prononcée à l'encontre de l'ancien président. "Il est important de relever que le statut de Taylor comme ancien chef d'Etat a été perçu comme un facteur aggravant", a déclaré Géraldine Mattioli-Zeltner, de Human Rights Watch (HRW). "C'est un précédent important et j'espère que le Syrien Bachar al Assad et le Soudanais Omar Hassan al Bachir ont suivi ce qui s'est passé à La Haye", a-t-elle ajouté. Accusé de génocide, le président soudanais est recherché par la Cour pénale internationale (CPI). Le tribunal basé à La Haye doit prochainement commencer à juger l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

AFP
30/05/2012 18:08
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