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Menaces des ''Amis de la Syrie'' si le plan Annan échoue
Reuters  
La tension reste vive en Syrie avec de nouveaux affrontements ce vendredi. Hier à Paris, les Occidentaux et des pays arabes ont cherché à exercer une pression maximale sur le régime.
En Syrie, la tension reste vive sur le terrain. Et notamment à Homs,  bastion de la rébellion, ou les troupes syriennes continuent de bombarder un quartier. Ce qui fait dire à un militant sur place que les forces gouvernementales veulent prendre le contrôle de la ville.. avant l’arrivée des observateurs. Autres violences rapportées par l’opposition. A Qusair, près de la frontière libanaise… où des explosions et des tirs ont été entendus. Dans la province d'Idlib, un militant a été tué par des tirs des forces gouvernementales. L'agence officielle Sana rapporte de son côté la mort de 3 membres des forces de l'ordre à Deraa, Hama et Alep, les attribuant à des « groupes terroristes armés ». Par ailleurs, la télévision syrienne rapporte que dix membres des forces de sécurité ont été tués par une bombe dans la région de Quneitra, dans le sud-ouest du pays.

C’est dans ce contexte de violences répétées qu’un nouvel appel à la mobilisation a été lancé ce vendredi par les opposants. Des vidéos mises en ligne par des militants ont montré un très grand rassemblement à Qamichli, dans le nord-est. Mais également à Herak, dans la province de Deraa. Des manifestations auxquelles les observateurs ont décidé de se tenir à l’écart afin, disent-ils, que leur « présence ne soit utilisée pour favoriser une escalade de la violence ». Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, plus de 120 civils ont péri en 8 jours en Syrie depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Le porte-parole de Kofi Annan, l’émissaire international pour la Syrie, estime ce vendredi que la situation « n'est pas bonne » et que le cessez-le-feu demeure « très fragile ».

Pression maximale sur la Syrie

Les Occidentaux et des pays arabes ont cherché jeudi à Paris à exercer une pression maximale sur la Syrie, exigeant le déploiement rapide d'une force "robuste" d'observateurs, menaçant de nouvelles sanctions en cas d'échec du plan Annan et évoquant une implication de l'OTAN. La France, qui accueillait les ministres des Affaires étrangères d'une quinzaine de pays occidentaux et arabes, a imputé au régime de Bachar al-Assad la responsabilité du non-respect du cessez-le-feu prévu par le plan de l'émissaire international Kofi Annan. Au contraire de l'opposition qui "a rempli ses obligations", a dit le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Son homologue marocain, Saad Dine El Otmani, a réaffirmé, jeudi soir à Paris, la volonté du Maroc de contribuer à la réussite du plan Annan, notamment l'action sur le terrain de la mission des observateurs en Syrie au succès de laquelle "il faut fournir les moyens nécessaires". M. El Otmani a également réitéré le rejet par le Maroc d'une intervention militaire qui "n'aurait que des répercussions néfastes" sur le terrain, dans une déclaration à la MAP en marge de sa participation à une réunion sur la Syrie. L'axe du plan de Kofi Annan, approuvé par le Conseil de sécurité, est l'envoi d'une mission d'observateurs sur le terrain. Actuellement, une trentaine d'entre eux sont déployés, mais une nouvelle résolution de l'ONU est nécessaire pour l'envoi de l'ensemble de la mission, environ 300 hommes, selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "Le Conseil de sécurité va devoir adopter une nouvelle résolution pour mettre en place la mission d'observation. Celle-ci doit être dotée du mandat et des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs. La France, avec ses partenaires du Conseil, proposera très rapidement un projet de résolution", a dit Alain Juppé à la presse. La mission d'observation doit disposer de "moyens terrestres et aériens" pour accomplir son mandat, a-t-il estimé. Mais les Occidentaux considèrent qu'il faut exercer encore davantage de pression sur Damas et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a estimé que le Conseil de sécurité devrait envisager un texte prévoyant des sanctions : interdiction de voyages pour certains responsables du régime, mesures financières et surtout embargo sur les armes à destination de la Syrie."Nous devons nous orienter vigoureusement vers le Conseil de sécurité en vue d'une résolution sous le chapitre 7", a dit Hillary Clinton. Ce chapitre de la charte de l'ONU permet d'imposer des mesures à un pays, y compris par la force, "en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression". Hillary Clinton a reconnu que, dans ses discussions jeudi à Bruxelles avec son homologue russe Sergueï Lavrov, elle n'avait pas perçu d'évolution de la position russe. La Russie et la Chine ont été invitées à la réunion de Paris mais ont décliné, selon le Quai d'Orsay.

Au nom de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un pays, Moscou et Pékin se sont opposés depuis le début de la révolte syrienne il y a plus d'un an à une approche vigoureuse du Conseil de sécurité de l'ONU.

Medi1.com avec agences
20/04/2012 à 11:40
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