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Les ressourceries
La consommation active… Dans le flot d’initiatives au service de cet idéal, les
ressourceries , originaires du Québec et de Hollande, déferlent sur l’Europe… la tendance est au retroussage de manches version néobricolo.
« Soyons tous consom’acteurs au quotidien ! » …Interpeller directement le consommateur sur les conséquences de ses actes prouve que l’achat a outrepassé sa vocation individuelle pour s’inscrire dans une forme de responsabilité collective. Il s’agit d’un choix de vie, mais aussi de société, l’action de consommer relevant d’une démarche citoyenne.

Crise oblige et sur fond de vintagemania, les objets « seconde vie », acquis sur eBay, Krrb et consorts en ligne ou dans les brocantes et vide-greniers, ont le vent en poupe. Outre rendre service, on achète à peu de frais leur histoire et des liens implicites se créent entre utilisateurs anonymes. Économie, sobriété énergétique et cohésion sociale, la réutilisation a tout bon ! À tel point qu’un nouveau cap est en passe d’être franchi : celui de la collecte et du réemploi des déchets au sein de ressourceries,issu de l’expérience du Québec et de la Hollande, et qui émergent un peu partout en Europe maintenant. Mais également de la réparation plus systématique des objets endommagés, et donc du do it yourself à une toute autre échelle que celle des loisirs.

Les ressourceries restaient jusque-là, dans l’esprit de beaucoup, réservées aux altermondialistes militants et amateurs d’intérieurs bringuebalants. Mais depuis que l’on entend parler de taxe poubelle outre-Rhin, que de plus en plus de jeunes bardés de diplômes ne veulent plus perdre leur vie à la gagner, on y réfléchit à deux fois avant de répudier une pauvre table estropiée.

En France, d’abord la région Nord-Pas de Calais,précurseur en la matière, puis Marseille,  et Paris où quatre autres ressourceries sont attendues dans la capitale d’ici fin 2012. On y dépose les biens de consommation courante dont on veut se débarrasser, lesquels sont réparés puis revendus, ou à défaut recyclés. Les emplois créés étant bien souvent destinés prioritairement aux personnes en voie de réinsertion.

Réparer, l’idée anticonsumériste la plus élémentaire de toutes, fait aussi son chemin chez Monsieur et Madame Tout-le-monde. Pour preuve, l’explosion de la microlocation d’outils et des ateliers de bricolage. Le do it yourself au féminin a dépassé le stade du passe-temps pour répondre à un vrai besoin. Et si l’on ne sait pas faire, on échange ses compétences : un cours d’anglais ou deux heures de baby-sitting contre un circuit électrique de lampe réhabilité, cela fonctionne très bien et peut s’organiser entre voisins de même qu’entre inconnus via des sites. Du système D au système E (pour échange), il n’y a qu’un pas !



Saida El moussadak
09/04/2012 13:22
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