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Grce : le parlement face une ''responsabilit historique''
Reuters  
Allocution solennelle du Premier ministre grec
Le parlement grec se trouvera dimanche face à une "responsabilité historique", lorsqu'il devra "autoriser" le nouveau programme économique sans lequel la Grèce serait confrontée au "chaos" et à une sortie inéluctable de l'euro, a déclaré samedi soir le Premier ministre grec.

"L'examen et l'autorisation du nouveau programme économique de la Grèce", que le Parlement grec est appelé à voter dimanche, constituent une "condition préalable pour assurer le financement du pays dans les prochaines années", a rappelé le Premier ministre Lucas Papademos dans une allocution solennelle d'une vingtaine de minutes à la télévision.

Soulignant qu'il réalisait les "sacrifices douloureux" demandés à la population grecque en échange du soutien financier accordé par les pays partenaires de la Grèce, il a une nouvelle fois affirmé que le choix opposé, celui d'une faillite, aurait poussé le pays dans un "chaos économique incontrôlable et une éruption sociale".

Les députés grecs vont se prononcer dimanche soir sur le plan d'austérité réclamé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international pour débloquer une nouvelle aide à la Grèce et lui permettre d'éviter un défaut de paiement dans les prochaines semaines.

Le gouvernement a adopté dans la nuit de vendredi à samedi le projet de texte et l'a soumis aux députés. Le plan que le Premier ministre défend prévoit notamment une baisse de 22% du salaire minimum et 15 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique en 2012.

Lucas Papademos a promis de "faire tout ce qui est nécessaire" pour que les mesures soient adoptées par le Parlement, en contrepartie d'un nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros.

Cinq ministres, dont la vice-ministre des Affaires étrangères, la socialiste Mariliza Xenogiannakopoulou, ont démissionné pour protester contre les mesures d'austérité. Les quatre autres sont des membres du petit parti de droite LAOS, membre de la coalition, qui s'oppose à ces nouvelles mesures. Jeudi, le vice-ministre du Travail Yiannis Koutsoukos, lui aussi membre du PASOK (parti socialiste), avait déjà démissionné.

George Karatzaferis, qui dirige le LAOS, a d'ores et déjà annoncé qu'il voterait contre le plan gouvernemental qui doit être présenté dimanche au Parlement. Le parti LAOS dispose de 16 députés au Parlement, au sein d'une coalition soutenue par 252 parlementaires (sur 300 députés). Si les deux autres principaux partis, le PASOK et la Nouvelle démocratie (droite) qui disposent ensemble de 236 députés approuvent le plan d'austérité, il sera adopté.

Le leader socialiste Georges Papandréou a appelé samedi les députés du PASOK à se prononcer pour les mesures. C'est la seule seule solution pour le pays, qui risque un "désastre" faute de nouvelle aide, a-t-il souligné.

Le chef de la Nouvelle démocratie, Antonis Samaras, a également invité les députés conservateurs à voter le texte, menaçant les réfractaires d'être privés d'investiture du parti lors des prochaines législatives. S'adressant à l'un d'entre eux, M. Samaras lui a demandé rageusement s'il souhaitait "un pays avec des tickets de rationnement et sans essence". Il a par ailleurs appelé à des élections anticipées une fois un accord obtenu avec les créanciers privés en vue d'effacer environ 100 milliards d'euros de dette. Nouvelle démocratie, a-t-il ajouté, demandera une dissolution du Parlement et n'acceptera pas une prolongation du mandat de la coalition actuellement au pouvoir. Les élections sont normalement prévues en octobre 2013.

Parallèlement, la grève générale de deux jours lancée vendredi par les syndicats se poursuivait. Les transports ferroviaires et maritimes étaient à l'arrêt samedi, tandis que le service était très perturbé dans les hôpitaux et administrations. Le président du principal syndicat grec, GSEE, a prédit une aggravation de la crise politique et sociale. "Les démissions (de ministres) sont l'illustration de cette crise. Elle va s'aggraver, parce que le système politique n'arrive pas à résoudre les problèmes. Ce n'est pas seulement financier. C'est avant tout politique", a estimé Yiannis Panagopoulos.

Environ 4 000 personnes, selon les chiffres de la police, ont manifesté samedi en début d'après-midi devant le Parlement à Athènes à l'appel des syndicats. Des incidents ont éclaté lors de la dispersion, faisant deux blessés. Les autorités attendent une manifestation de plus grande ampleur dimanche soir au même endroit et redoutent des violences. A Thessalonique (nord), deuxième ville du pays, quelque 4 000 ont manifesté samedi dans le calme. Des échauffourées avaient éclaté vendredi à Athènes devant le Parlement entre des jeunes casqués et policiers, faisant dix blessés selon la police.

Medi1.com avec agences
11/02/2012 20:43
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