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Marilyn Monroe , toujours l !
Impérissable décidément, le mythe Marilyn Monroe hante les libraires avec éditions et rééditions de photos inédites, confessions réelles ou supposées et biographies inventées, en attendant le premier film qui lui sera entièrement dédié sur grand écran, "My Week with Marilyn".
En mars, Simon Curtis permettra aux admirateurs de revivre une semaine dans la vie de Marilyn (interprétée par Michelle Williams), sur le tournage en Angleterre à l'été 1956 du "Prince et la danseuse", avec Lawrence Oliver.

En attendant, la plus émouvante des apparitions est sans aucun doute la réédition, pour la première fois depuis plus de 30 ans en français, des "Confessions inachevées" (Robert Laffont) de la star à l'un des scénaristes les plus géniaux d'Hollywood, Ben Hecht ("Les Hauts de Hurlevent", "Gilda", "L'Homme du Nord-Express", "Autant en emporte le vent"...).

Marilyn a 28 ans et plus de 20 films à son générique quand elle commence à se confier à Ben Hecht pour contrer les feuilles à scandale. Le projet tourne court mais ce qu'il en reste - jusqu'à sa tournée devant les Boys engagés en Corée -, fut confié à son ami le photographe Milton Greene.

A la manière des bouleversants "Fragments" (Seuil) parus l'an dernier, ces confessions révèlent l'enfant en permanence désolée et meurtrie qu'elle fut, puis la jeune femme en quête d'elle-même, toujours voilée par sa plastique sidérante et sa bouche acrylique.

"Les gens avaient la manie de me regarder comme si j'avais été une sorte de miroir et non pas comme un être humain. Ce n'était pas moi qu'ils voyaient mais le reflet de leurs obsessions", dira-t-elle.

C'est par les mots de Norman Mailer que revit aussi la star dans les "Mémoires imaginaires de Marilyn" (Laffont, pavillon poche), au propos souvent outrancier dans le ton et sur le fond, plus qu'elle ne l'aurait souhaité sans doute: l'écrivain s'était approprié ce destin fracassé pour en dépiauter l'intimité, quelques mois après sa mort.

Flammarion publie simultanément les "Métamorphoses" de la collection David Wills, conservateur et éditeur australien installé à Los Angeles.

De la jeune fille un peu potelée, presque rousse, à la star blond platine aux lèvres rouges toujours entrouvertes, des clichés posés, inutilement suggestifs parfois, déclenchés sur commande ou saisis sur le vif, jouxtent de rares moments d'abandon, de désarroi presque, comme cette image où Marilyn enroulée dans un lainage, les pieds dans les vagues, défie l'objectif de loin.

Les photos sont accompagnées de déclarations ou de commentaires de ceux qui la connurent et l'aimèrent. Ainsi le photographe Richard Avedon, qui a signé l'un des plus beaux portraits d'elle, toute garde baissée et le regard perdu, affirme que la belle "avait compris la photographie et savait ce qui faisait une grande photo: elle donnait plus à l'objectif que n'importe quelle actrice, n'importe quelle femme que j'ai jamais photographiée".

Plus que jamais, Marilyn hante de sa présence un nombre impressionnant de livres, de films et de campagnes publicitaires.

Les mythes ne meurent jamais !



Saida El moussadak
05/01/2012 11:47
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