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Chaos politique et scuritaire en Libye
Reuters  
A Tripoli les principaux batiments de l'Etat seraient aux mains des milices islamistes qui attaquent désormais Benghazi défendue par le général Haftar.


Des affrontements entre islamistes et troupes du général Khalifa Haftar alliées à l'armée régulière ont fait 13 morts et 45 blessés lundi à Benghazi alors que le Parlement libyen a à nouveau confié à Abdoullah al Thinni la mission de constituer un gouvernement. Les djihadistes, dont certains membres du groupe Ansar al Charia, ont lancé dans la journée une nouvelle offensive afin de s'emparer des aéroports civil et militaire desservant la grande ville de l'est de la Libye. Ils se sont heurtés aux hommes du général Khalifa Haftar ainsi qu'à des unités des forces spéciales de l'armée gouvernementale qui contrôlent ces deux infrastructures stratégiques. Le chaos militaire se double d'un désordre politique qui s'est accentué depuis les élections du mois de juin et la constitution de la Chambre des représentants. Ce parlement, qui s'est réuni en août à Tobrouk, voit son pouvoir contesté par le Congrès général national, l'ancienne arène législative en place depuis la chute du Mouammar Kadhafi. Abdoulla al Thinni, ancien ministre de la Défense, militaire de carrière, était Premier ministre depuis mars mais le CGN a désigné la semaine passée un député islamiste comme chef de gouvernement.


La Libye a plongé dans l'anarchie depuis que deux groupes d'anciens insurgés qui ont renversé Mouammar Kadhafi en 2011 se déchirent, cherchant l'un comme l'autre à imposer leur propre ordre du jour politique et à contrôler les importantes réserves pétrolières du pays.

"La Chambre des représentants a de nouveau nommé Abdoullah al Thinni Premier ministre, lui demandant de former un cabinet de crise dans un délai qui n'excède pas deux semaines", a dit le porte-parole.

Le gouvernement libyen a déclaré dimanche soir avoir perdu le contrôle de la plupart des ministères et des autres institutions de l'Etat dont le siège se trouve à Tripoli, en raison de la situation dans la capitale où certaines milices ont pris le dessus.

En août, les hauts responsables de l'Etat et les élus du parlement ont déménagé à Tobrouk, dans l'est du pays, pour fuir les combats à Tripoli où une alliance de factions armées, dominée par les miliciens de Misrata, a pris le contrôle de la ville après en avoir chassé une milice rivale. Tous les ministères, ainsi que le siège de la compagnie pétrolière National Oil (NOC) et la Banque centrale sont basés à Tripoli. Les nouvelles forces qui contrôlent Tripoli, dont certaines ont des penchants islamistes, refusent de reconnaître la Chambre des représentants qui siège désormais à Tobrouk et dont les élus sont plutôt libéraux et fédéralistes. Les milices présentes dans la capitale ont convoqué les membres du précédent parlement, le Congrès général national, au sein duquel les islamistes étaient fortement représentés.







Medi 1 et agences
01/09/2014 23.21
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