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Yémen: un mort et dix blessés parmi les manifestants

Yémen: un mort et dix blessés parmi les manifestants

Un manifestant a été tué et dix autres ont été blessés dans la dispersion par la police de manifestations jeudi à Aden, dans le sud du Yémen, selon un bilan recueilli auprès des hôpitaux de la ville. ...

A Aden, la capitale du Sud-Yémen, un manifestant a été tué et dix blessés par des tirs de la police qui ont dispersé des milliers de protestataires réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, selon un bilan recueilli auprès des hôpitaux locaux.
La tension restait vive en soirée dans cette ville où des tirs sont entendus dans plusieurs quartiers, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Les manifestations ont repris à Aden en dépit du déploiement d'unités de l'armée au lendemain de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait deux morts et 20 blessés.
Des centaines de manifestants avaient défilé jusque dans la nuit dans la ville. Dans le quartier de Mansoura, ils ont tenté de prendre d'assaut le poste de police et la prison. A Khor Maksar, ils ont attaqué trois hôtels, brisant leur devanture ainsi que les vitres de commerces, et bloqué la circulation en incendiant des pneus.
Dans la capitale Sanaa et au 5e jour de la contestation estudiantine contre M. Saleh, quelque 2.000 manifestants ont été attaqués dès leur sortie du campus de l'Université par des partisans du parti présidentiel armés de gourdins et de pierres.
«Le peuple réclame la chute du régime», répétaient d'une seule voix les étudiants, certains ripostant à coups de pierres à leurs attaquants.
Quinze manifestants ont été blessés, ainsi que dix partisans du Congrès populaire général (CPG, parti présidentiel), selon un correspondant de l'AFP. Les forces de sécurité ont tiré en l'air pour séparer les deux camps.
Selon des témoins, des partisans du CPG ont également tiré à balles réelles.
Un photographe de l'AFP a été blessé à la tête par une pierre alors qu'un vidéaste travaillant pour l'AFP a été frappé par des partisans du pouvoir. Mercredi, dix étudiants ont été blessés dans des heurts similaires à Sanaa.
Les manifestants veulent le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays pauvre et instable du sud de la péninsule arabique et un allié clé de Washington dans sa lutte contre Al-Qaïda. M. Saleh a renoncé le 2 février à briguer un nouveau mandat en 2013 et promis des réformes.
L'opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, est restée à l'écart et n'a plus organisé de manifestation depuis le 3 février.
La contestation touche également d'autres villes du Yémen. A Taez (270 km au sud-ouest de Sanaa), des centaines de jeunes manifestants ont campé pour la 6e journée consécutive sur un carrefour de la ville rebaptisé «Place de la liberté», à l'instar de celle qui fut l'épicentre du soulèvement contre le régime égyptien.
«Ali, dégage», affirment les banderoles installées par les protestataires, qui ont appelé à une journée de manifestations vendredi, selon les habitants.
A Ebb (190 km au sud-ouest de Sanaa), des centaines d'habitants ont manifesté pour réclamer le départ de M. Saleh, selon des témoins.
Des milliers de partisans du Mouvement sudiste ont en outre marché dans plusieurs villes, selon des témoins. Ils brandissaient des drapeaux de l'ex-Yémen du sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990, et réclamaient la sécession.
L'Union européenne a exhorté les autorités du Yémen à dialoguer avec les manifestants et à s'abstenir de recourir à la violence. La France a déploré «l'usage excessif de la force».
Le Yémen est miné par un chômage chronique et une pauvreté endémique. Les autorités ont multiplié ces dernières semaines les mesures sociales et économiques, dont une augmentation des salaires.
Le pouvoir est aussi confronté à un mouvement séparatiste dans le sud et à la menace d'Al-Qaïda, actif dans le pays.

 

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