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Xavier Durringer à la conquête de Cannes

Xavier Durringer à la conquête de Cannes

Le cinéaste français présente une comédie sur l’ascension de Nicolas Sarkozy à la présidence....

La comédie du pouvoir est sans pitié, y assister en coulisse un privilège qu'offre "La Conquête", premier western politique français contant le raid de Nicolas Sarkozy sur l'Elysée. Présenté mercredi à Cannes hors compétition (en salles le soir même), le film de Xavier Durringer était l'un des plus attendus cette année sur la Croisette en raison de son audace inédite dans le cinéma français - raconter la conquête du pouvoir par le chef d'Etat toujours en exercice, en même temps qu'il perd sa femme.
Le réalisateur, soucieux de rester sur le terrain du cinéma, prend soin d'avertir en ouverture que "bien qu'inspiré de faits réels, ce film est une oeuvre de fiction" - déclenchant des rires parmi les spectateurs. "Tout est vrai, mais tout est faux, puisque c'est du cinéma", a d'ailleurs confirmé en conférence de presse l'un des frères Altmayer, les producteurs du film, Eric.
On y voit s'affronter, tous crocs dehors et à couteaux tirés, dans un langage de charretier, Nicolas Sarkozy (Denis Podalydès), Jacques Chirac (Bernard Le Coq) et Dominique de Villepin (Samuel Labarthe). L'action débute le matin du 6 mai 2007 à 7H00, jour de l'élection à la présidence française de Nicolas Sarkozy, et s'achève le soir, place de la Concorde à Paris, à l'heure du triomphe.
Pendant 1h45, le héros de la journée revisite les cinq années à partir de la réélection de Jacques Chirac en mai 2002, qui l'ont porté jusqu'aux marches de l'Elysée. Dans le même temps, il perdait sa femme Cécilia (Florence Pernel), partie aimer sous d'autres cieux. "A 99%, l'histoire est politiquement juste", a insisté mercredi Xavier Durringer, qui a expliqué avoir voulu restituer "les trois niveaux de langage du politique : celui des meetings, très écrit; celui des interviews, populaire et souriant; et une fois les caméras éteintes, celui de la guerre des clans et de l'intime".Et comme on est dans son fauteuil rouge au coeur de l'équipe des "Sarko-boys", on prend son plein de colères, d'invectives et de jurons. "Ce qui est intéressant, c'est ce qui se passe après le discours", relève le scénariste Patrick Rotman.
Ce documentariste de renom a avalé des milliers de pages, d'heures de vidéo et de témoignages directs pour écrire l'histoire. Il revendique dans l'écriture le côté "thriller, western politique"."Nicolas Sarkozy doit affronter deux géants campés devant la porte de l'Elysée, les +niquer+ pour reprendre son langage", insiste-t-il. "Ce qui m'a le plus séduit, renchérit Denis Podalydès à propos de son personnage, c'est cette capacité de transgresser les codes : il est capable de parler très bien et dans la seconde qui suit de s'exprimer de façon triviale, avec une extrême cruauté : c'est un poisson qui s'échappe en permanence".
Les scènes les plus difficiles furent celles de l'intime puisqu'aucune image n'a été enregistrée entre Nicolas Sarkozy et Cécilia, ajoute-t-il.  Florence Pernel se souvient avoir commencé "par le corps", pour faire vivre Cécilia Sarkozy et "entamer ce voyage vers le personnage".
Pour marquer la différence par rapport à l'espace politique, Xavier Durringer a choisi de couper le son de la scène de rupture, quand son épouse abandonne le candidat en rase campagne électorale. "Cette intimité-là, c'est borderline (la limite) pour le texte", a-t-il expliqué. L'irruption de l'affaire "DSK" à New York donnait évidemment une odeur de soufre supplémentaire à cette projection. Quand le personnage du président s'écrie : "les hommes politiques sont de vraies bêtes sexuelles", la salle éclate de rire et applaudit...

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