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Violentes accusations contre le ministre allemand de la Défense

Violentes accusations contre le ministre allemand de la Défense

«Baron du copier-coller»: le très populaire ministre allemand de la Défense, l'atypique Karl-Theodor zu Guttenberg, essuie de nouvelles attaques: il est accusé de plagiat dans sa thèse de doctorat....

«Karl-Theodor zu Guttenberg pourrait rentrer dans l'histoire universitaire comme un faussaire de premier plan»: la presse était féroce jeudi pour le plus populaire des ministres d'Angela Merkel.
«Pour un ministre, et qui plus est la super-star du gouvernement, il est lamentable d'être démasqué comme un tricheur», écrivait le Mõrkische Allgemeine.
La palme revenait au Financial Times Deutschland, peu suspect de dérive gauchiste, qui titrait «Freiherr von cut and paste» (Baron du copier-coller), attribuant à chaque mot une note en bas de page, ce qu'aurait omis l'aristocrate ministre dans la thèse qui lui vaut le titre de Docteur en Droit Summa cum laude de l'Université de Bayreuth (Bavière) depuis 2007.
Cette institution lui a donné deux semaines pour se justifier, et deux plaintes pour plagiat ont déjà été déposées.
Le jeune ministre (39 ans), qui a troqué l'Economie pour la Défense en octobre 2009 à la faveur d'une bavure en Afghanistan pour laquelle son prédécesseur a démissionné, et qui est parfois présenté comme un successeur de Merkel, s'est déjà retrouvé au centre de plusieurs polémiques.
Boucles noires gominées et sourire éclatant, le baron Karl-Theodor Maria Nikolaus Johann Jakob Philipp Franz Joseph Sylvester von und zu Guttenberg, dont le lignage remonte au Moyen-Age, apparaît régulièrement dans les magazines, en smoking, en battle dress ou en T-shirt à un concert de rock.
Cette exposition fait grincer des dents dans un pays où les politiques sont discrets sur leur vie privée.
Une visite aux troupes en Afghanistan à la veille de Noël avec sa blonde épouse Stephanie, née von Bismarck, et un célèbre animateur de talk shows télévisés, avait provoqué un tollé médiatique.
«Les gens aiment bien qu'il ne soit pas un produit de la politique berlinoise», commentait pour l'AFP Manfred G llner, directeur de l'institut de sondages Forsa. «Mais les journalistes le trouvent arrogant».
L'affaire a éclaté mercredi dans le quotidien de centre-gauche S ddeutsche Zeitung (SZ). Un professeur de droit affirmait qu'en plusieurs endroits la thèse était «un audacieux plagiat» et «une supercherie».
Depuis, nombre de journaux ont enquêté et l'hebdomadaire Der Spiegel a par exemple trouvé des dizaines de pages qui seraient directement empruntées à diverses publications, sans crédit.
Une «chasse au plagiat» est ouverture sur le web, où un universitaire demande aux internautes leru coopération pour décortiquer la thèse. (de.guttenplag.wikia.com/wiki/GuttenPlagïWiki).
La professeur de Science politique qui est l'auteur des pages identifiées par le SZ, Barbara Zehnpfennnig, réclamait jeudi que le ministre soit déchu de son titre de docteur. «Je suis stupéfaite que quelqu'un puisse faire quelque chose d'aussi flagrant», a-t-elle commenté.
«Le reproche selon lequel ma thèse de doctorat serait un plagiat est incompréhensible», s'est défendu mercredi le ministre, se disant «tout à fait prêt à examiner si les plus de 1.200 notes en bas de pages et 475 pages de notes ont été correctement insérées là où elles le devraient».
Pour la chancelière, «le ministre de la Défense et l'université de Bayreuth vont éclaircir l'affaire». Ma thèse de physique «a été soupesée, examinée à la loupe, présentée à des experts, il faut vivre avec», a commenté le Docteur Merkel.
«L'opinion publique réagit par vagues, à un moment très positives, puis négatives», notait M. G llner. «Mais cette fois-ci je pense que cela peut lui causer du tort. Les gens ne s'intéressent pas aux affaires internes à la Bundeswehr. Mais si (le plagiat) est confirmé... Cela ne se fait pas», a-t-il conclu.

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