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Tunisie/Révolution: pertes pour l'économie évaluées à 2,6 milliards d'euros

Tunisie/Révolution: pertes pour l

Le ministre tunisien du Développement régional Néjib Chebbi a évalué à 5 milliards de dinars (2,58 milliards d'euros) à terme les pertes pour l'économie enregistrées lors de la Révolution du jasmin, soit 4% du PIB, dans une interview au quotidien français Libération parue mardi....

"La première estimation des pertes est de 3 milliards de dinars (1,55 md euros). Mais il y a des effets qui viennent avec le temps. On peut donc l'estimer à terme à 5 milliards de dinars (2,58 mds euros), soit grosso modo 4% du PIB", déclare M. Chebbi.
"La Tunisie est un pays très ouvert sur le plan économique. Près d'un million de Tunisiens, donc près de la moitié de la population, vit des échanges extérieurs aussi bien dans le tourisme que dans l'industrie", ajoute l'opposant historique, chef du Parti démocrate progressiste (PDP).
Le départ le 14 janvier du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, après un mois de révolte populaire, a été suivi de violences et de scènes de pillage.
Des milliers de touristes ont été évacués de Tunisie en décembre et début janvier. Première pourvoyeuse de devises, l'industrie touristique représente 6,5% du Produit intérieur brut et emploie plus de 350.000 personnes sur dix millions d'habitants.
Estimant que la Tunisie a gardé la "confiance de (ses) partenaires étrangers", le nouveau ministre affirme que la "Tunisie nouvelle" remboursera ses emprunts tout en prévoyant d'en contracter d'autres.
"Nous avons une échéance de 450 millions d'euros à honorer d'ici le mois d'avril. La Tunisie les honorera. Nous n'avons jamais demandé de rééchelonnement de notre dette et nous n'avons pas de raisons de l'envisager.
Cela étant nous souhaitons améliorer notre situation de manière à ce que notre notation remonte car nous aurons besoin de nouveaux emprunts", dit-il.
"Nous comptons donc sur la compréhension de nos partenaires, que ce soit l'Europe, les pays du Golfe, les Etats-Unis, le Japon", ajoute-t-il. "Nos besoins se chiffrent entre 5 et 10 milliards de dollars (3,7 et 7,4 milliards d'euros) que l'on pourrait rembourser dans des conditions exceptionnelles par exemple sur 40 ans".

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