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Tunisie: patrouilles au port de Zarzis d'où sont partis des clandestins

Tunisie: patrouilles au port de Zarzis d

L'armée tunisienne patrouillait lundi dans les rues de Zarzis (sud) d'où sont partis clandestinement des centaines de jeunes Tunisiens vers l'Italie, et contrôlait les accès au port de pêche pour tenter d'enrayer le flux des départs, a constaté une journaliste de l'AFP....

A bord de blindés légers, l'armée patrouillait dans les rues de la ville où de nombreux postes de contrôle ont été érigés.
Elle était très présente au port de pêche, dont l'accès était bloqué par un blindé. Des militaires, armés de Kalachnikov, de matraques et munis de jumelles, ne laissaient entrer que les personnes munies de leur carte de pêcheur qui étaient à nouveau contrôlés environ tous les 200 mètres.
"Le port est bien surveillé, nous faisons tout pour bloquer l'activité (des) passeurs", a déclaré à l'AFP un gradé de l'armée sous couvert d'anonymat.
"Les passeurs bloquent l'activité du port et empêchent les gens de travailler", a-t-il ajouté.
L'armée, soutenue par des gardes-côtes, a également établi un centre de contrôle dans le port de Gabès (plus au sud) et bloqué les issues normalement empruntées par les embarcations de clandestins tout au long de la côte de cette région, selon l'agence officielle TAP.
Des centaines de jeunes originaires des villes de Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Médenine (sud), Gafsa (centre), marquées par un fort taux de chômage, ont tenté au cours des derniers jours l'exil clandestin vers l'Europe
pour y chercher un emploi.
"J'essaye de convaincre mes enfants de ne pas partir. (...) S'il le faut je vendrai tout ce que je possède, je n'ai pas grand chose mais je me battrai pour qu'ils restent ici avec leur famille", a déclaré un habitant de Zarzis, Mohamed, 35 ans.
En cinq jours quelque 5.000 clandestins, pour la plupart tunisiens, sont arrivés sur la petite île italienne de Lampedusa (à 138 km des côtes tunisiennes).
L'Italie craint une crise humanitaire et a demandé l'aide internationale, souhaitant même déployer ses propres policiers en Tunisie, ce que Tunis a rejeté.

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