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Tunisie: la justice militaire refuse la libération d'un blogueur

Tunisie: la justice militaire refuse la libération d

La justice militaire tunisienne a refusé mardi de libérer le blogueur Yassine Ayari, accusé de diffamation contre des responsables militaires, des faits pour lesquels il avait écopé de 3 ans de prison par contumace lors d'un premier procès. ...

La Cour pénale du tribunal militaire de Tunis a décidé de fixer la prochaine audience au 20 janvier, et a émis un mandat de dépôt à l'encontre du blogueur, qui reste en détention. Le juge souhaite procéder, le 12 janvier, à un interrogatoire écrit de M. Ayari.
Yassine Ayari avait été condamné le 18 novembre pour avoir diffamé des officiers et cadres du ministère de la Défense, publié des rumeurs pouvant provoquer la confusion chez les unités militaires, et accusé des responsables d'infractions financières et administratives sans présenter de preuves, a précisé à l'AFP l'un de ses avocats, Me. Samir Ben Amor.
Interpellé le 25 décembre à son arrivée de Paris, puis transféré à une prison près de Tunis, il a fait opposition à sa condamnation.
"Il s'agit d'un procès politique et d'opinion. Nous demandons sa libération et que le dossier soit clos. Il est dans l'intérêt des nouveaux gouvernants en Tunisie d'envoyer un message positif au peuple", a ajouté Me Ben Amor, avant l'annonce de la décision du tribunal militaire.
Une centaine de personnes ont manifesté devant le tribunal pour réclamer la libération du blogueur criant: "Non aux procès militaires, la Tunisie est un Etat civil", "Libérez Yassine, arrêtez Zine" (El Abidine Ben Ali), le président déchu en exil en Arabie saoudite depuis janvier 2011.
"Les dossiers liés à la corruption dont a parlé Yassine devraient être examinés et il ne devrait pas être mis en prison. Il n'a pas porté atteinte à l'institution militaire, il a parlé de la corruption de personnes en son sein", a déploré à l'AFP la mère du blogueur, Saïda Ayari.
M. Ayari était un activiste sous le régime déchu de Ben Ali, et a continué à être actif après la révolution. Il est le fils d'un colonel de l'armée tué en mai 2011 dans des affrontements avec un groupe de jihadistes à Rouhia, dans le nord-ouest de la Tunisie.

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