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Tunisie: la banque centrale à la rescousse du dinar

Tunisie: la banque centrale à la rescousse du dinar

La Banque centrale de Tunisie (BCT) s'est, finalement, décidée d'intervenir pour stopper la forte dépréciation du dinar, répondant ainsi aux appels de pied lancés, à la fois, par le patronat et la puissante centrale syndicale de l'UGTT.

Alors que la ministre des Finances Lamia Zriba avait annoncé, la semaine dernière, une diminution progressive des interventions de la BCT, celle-ci a injecté, mardi, quelque 100 millions de dollars sur le marché de change pour revigorer la monnaie nationale, qui enregistre un plus bas historiques face aux autres devises. Parmi les autres mesures prises à cet effet, le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, a fait état de "la révision à la hausse" du taux d'intérêt directeur, en vue de "rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l'investissement et de l'épargne". 

Dans une déclaration à la télévision nationale, M. Ayari a imputé le glissement du dinar aux déclarations de la ministre des Finances "qui ont été interprétées comme une intention du gouvernement de vouloir déprécier la valeur du dinar, ce qui n'est pas vrai".  "L'information, mal interprétée, a entraîné une réaction du marché de change et une dépréciation du dinar", a-t-il expliqué, déplorant l'aggravation du déficit budgétaire et celui de la balance commerciale.    D'après la même source, le gouvernement tunisien compte initier un nombre de dispositions et de mesures à même de "rationaliser les importations, principale cause du déficit commercial".  Pour l'instant, le marché de change semble peu réagir aux mesures annoncées, puisque le dinar n'a engrangé que de modestes bénéfices face aux autres devises, selon les cours affichés par les banques de la place. La BCT n'a pas mis à jour les indicateurs quotidiens publiés sur son site web, où l'on trouve toujours le cours du lundi 24 avril. 

La monnaie tunisienne, qui fait les frais d'une économie nationale en berne, a franchi, depuis quelques jours, la barre symbolique de 2,5 TND pour un euro, alors que celui-ci se changeait à moins de deux dinars, il y a peu d'années.  La dégringolade du dinar serait en relation avec un déficit commercial galopant, un endettement public insoutenable, le recul des transferts des expatriés et la fonte des réserves en devises propres, selon les arguments développés aussi bien par les officiels que par les observateurs. Les réserves de la banque centrale sont, en effet, descendues sous le seuil de 5 milliards d'euros, soit l'équivalent de 104 jours d'importations, une situation jamais atteinte depuis une trentaine d'années.

 

 

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