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Puigdemont, le président catalan destitué, va s'exprimer à Bruxelles

Puigdemont, le président catalan destitué, va s

Le président catalan destitué va-t-il demander l'asile en Belgique? Carles Puigdemont devait s'exprimer mardi à Bruxelles au lendemain du lancement d'une procédure le visant pour "rébellion" après la déclaration d'indépendance de la région, désormais sous contrôle de Madrid.

Démis de ses fonctions avec l'ensemble de son équipe par le gouvernement espagnol, M. Puigdemont se trouve en Belgique depuis lundi alors que ses partisans l'attendaient à Barcelone pour conduire l'opposition de la "République" catalane à sa mise sous tutelle par le gouvernement espagnol.  
Le dirigeant séparatiste est, selon les médias espagnols, accompagné de cinq de ses conseillers (ministres), eux aussi destitués par Madrid, comme tout le gouvernement catalan.  
Silencieux depuis son dernier tweet dimanche saluant la victoire symbolique du club de Gerone - la ville catalane dont il a été maire - sur le Real Madrid, il devait s'exprimer à 12H30 (11H30 GMT) au "Press Club" de Bruxelles, non loin des institutions de l'UE, selon plusieurs eurodéputés catalans.  
Il a sollicité le conseil d'un avocat expert des questions d'asile et ancien défenseur de Basques espagnols membres présumés d'ETA. Me Paul Bekaert, qui a rencontré M. Puigdemont lundi, a expliqué que ce "premier contact" visait à se préparer juridiquement à ce que sera l'attitude de Madrid à l'égard du leader catalan.  
"J'ai déjà demandé quatre fois l'asile pour des Espagnols, ça a toujours marché, c'est dans la loi", a-t-il précisé mardi.  
Il paraît toutefois très improbable que M. Puigdemont puisse obtenir un quelconque statut de réfugié politique en Belgique: "C'est très exceptionnel d'obtenir l'asile pour un ressortissant d'un pays de l'Union européenne", a déclaré à la chaîne francophone RTBF Dirk Van Den Bulck, commissaire général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) en Belgique.  
Il lui faudrait démontrer "un risque de persécution" en Espagne, et l'impossibilité d'y être protégé, a souligné M. Van Den Bulck.  
La déclaration d'indépendance de la Catalogne de vendredi n'a pour l'heure été reconnue par aucun Etat à l'étranger, et les institutions européennes, solidaires de Madrid, ont assuré qu'aucune entrevue avec Carles Puigdemont n'était prévue à Bruxelles.  
 

 

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