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Libye: Kadhafi menace les manifestants armés de la peine de mort

Libye: Kadhafi menace les manifestants armés de la peine de mort

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont le régime est confronté à une révolte populaire sans précédent, a menacé mardi les manifestants armés de «la peine de mort», dans un discours retransmis à la télévision....

Drapé dans une tunique marron, il a appelé l'armée et la police à reprendre la situation en main.
Le colonel Kadhafi, qui tenait à la main son Livre vert, recueil de ses pensées publié dans les années 1970 et qui sert de Constitution de pays, a également affirmé qu'il se «battrai jusqu'à la dernière goutte de (son) sang».
«Mouammar Kadhafi n'a pas de poste officiel pour qu'il en démissionne. Mouammar Kadhafi est le chef de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu'à la fin des jours. C'est mon pays, celui de mes parents et des ancêtres», a-t-il affirmé, dans un discours enflammé, en parlant de lui à la troisième personne.
Le colonel Kadhafi est arrivé au pouvoir après avoir renversé le 1er septembre 1969 le roi Idriss.
En 1977, il avait proclamé la «Jamahiriya» -qu'il définit comme un «Etat des masses» qui gouvernent par le biais de comités populaires élus- s'attribuant le seul titre de «Guide de la révolution».
«Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution: ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports», a-t-il dit.
«Tout le monde doit prendre le contrôle de la rue, le peuple libyen doit prendre le contrôle de la Libye, nous allons leur montrer ce qu'est une révolution populaire», a-t-il ajouté, en lisant un texte dans un discours parfois pontué de silences et de bégaiements.
La Libye est frappée depuis le 15 janvier par un mouvement de contestation sans précédent, qui est violemment réprimé.
Lundi matin, la Fédération internationale des Ligues de droits de l'Homme (FIDH) avait avancé lundi le chiffre de «300 à 400» morts dans le pays.
Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée aux violences en Libye a commencé mardi à New York, l'ambassadeur d'Allemagne Peter Wittig appelant à une action «rapide et claire».
La haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay a exigé l'ouverture d'une «enquête internationale indépendante» sur les violences, évoquant la possibilité de «crimes contre l'humanité».
Plusieurs dirigeants libyens ont fait défection à l'instar du ministre de la Justice Moustapha Abdel Jalil pour protester contre les violences contre les manifestants, de même que des diplomates en poste à l'étranger.

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