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Les manifestations s'étendent au Moyen Orient et au Maghreb

Les manifestations s

En Libye, a Bahreïn, au Yémen, la contestations gagne du terrain et sa répression à fait dix morts en vingt-quatre heures....

Journée de la colère en Libye. A la suite d’un appel lancé sur Facebook, ce jeudi est une journée de manifestation et de contestation du régime Libyen. Journée à haut risque après les violents heurts de ces dernières heures dans la ville d’Al-Baïda, à 1 200 km à l’est de Tripoli.
Selon l’opposition libyenne et plusieurs ONG, au moins 4 personnes ont été tuées hier soir lors d’un rassemblement de plusieurs dizaines de jeunes scandant des slogans hostiles au pouvoir. Des vidéos circulent sur internet montrant les manifestants crier « le peuple veut faire tomber le régime » tandis qu’un bâtiment prend feu. Des témoins affirment que les forces de sécurité et les milices du régime ont ouvert le feu à balle réelle sur les manifestants. L'organisation libyenne Human Right Solidarity, basée à Genève, citant des témoins a indiqué que des snipers postés sur des toits ont tué 13 manifestants et blessé des dizaines d'autres.
A Bahreïn, quatre manifestants ont trouvé la mort, la nuit dernière, après l'intervention des forces de l'ordre contre un rassemblement place Perle à Manama. Les protestataires, mobilisés depuis lundi, comptaient passer une deuxième nuit sous des tentes. Ce matin, des dizaines de blindés de l'armée sont déployés dans le centre ville de Manama et aux abords de la place.
La répression de la nuit dernière porte à six, le nombre de manifestants chiites tués à Bahreïn depuis le début du mouvement, lancé via Facebook pour demander des réformes politiques et sociales, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte.
Une contestation qui se poursuit également au Yémen. Des violents heurts ont éclaté, ce jeudi, entre des manifestants anti-gouvernementaux et les forces de sécurité, au cinquième jour consécutif du mouvement contre le président Ali Abdallah Saleh. Des témoins ont rapporté que des partisans du gouvernement, munis de bâtons et de couteaux étaient également impliqués dans les affrontements avec les protestataires qui tentaient de gagner des places situées dans le centre de Sanaa, la capitale où l’on dénombre douze blessés. Des incidents ont également été rapportés dans plusieurs autres localités, dont la ville portuaire d'Aden.
En Algérie, la nouvelle marche prévue samedi à Alger à l'appel de la coordination nationale pour le changement et la démocratie est maintenue a déclaré Fodil Boumala, membre fondateur du mouvement. «l’Algérie est vraiment en marche pour un changement. Notre lutte dépasse largement la levée de l'état d'urgence", a-t-il déclaré en référence aux promesses du régime de lever l’état d’urgence d’ici la fin du mois. « les propositions du gouvernement ne sont pas satisfaisantes » a t-il ajouté.
Au Maroc, un appel à manifester a aussi été lancé sur Facebook ces dernières semaines. Interrogé sur notre antenne, le politologue marocain, Mohammed Tozy, déclare que «le Maroc n’est pas un cas exceptionnel, bien qu’il ait une grande marge de manœuvre pour gérer la situation.» Il estime que «la réaction du gouvernement marocain, qui se résume à l’injection de finances dans la caisse de compensation et l’accélération des mesures en matière d’emploi pour les jeunes, doit être plus profonde que cela » Le Maroc poursuit-il «a procédé à des réformes depuis dix ans, des réformes qui ont aboutie à des acquis concrets, mais si le calendrier des réformes existe, il doit se concentrer sur la gouvernance. Le cadre institutionnel existe, mais ce qui manque c’est de savoir répondre aux revendications qui sont, avant tout, politiques et portées par une nouvelle génération.» Et le politologue de conclure : « la prise en compte de ces revendications peut être initiée par des réformes politiques profondes, pour rendre efficace cet agenda de réformes qui est là depuis 10 ans. L’initiative doit venir du régime marocain, elle doit être menée d’une manière profonde, sérieuse, y compris sur la scène politique ». Mohammed Tozy était l’invité de Saïd Bensghir dans le magazine politique, diffusé mercredi 16 février à 20h45.

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