العضوية

تسجيل الدخول

اشترك إذا لم يكن لديك حساب

Les conflits et les chocs climatiques aggravent l’insécurité alimentaire

Les conflits et les chocs climatiques aggravent l’insécurité alimentaire

DR

Les conflits qui perdurent et les chocs climatiques contribuent à aggraver les niveaux d'insécurité alimentaire, "surtout dans les pays d'Afrique australe et du Proche-Orient", a indiqué jeudi un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié sur son site web.

Les conflits prolongés, les événements climatiques extrêmes et les  déplacements de population ont des répercussions extrêmement négatives sur  l'accès de millions de personnes vulnérables à la nourriture, affirme la  FAO.

Près de 39 pays, dont 31 en Afrique, sept (7) en Asie et un dans les  Caraïbes (Haïti), ont besoin d'une aide alimentaire extérieure - une  situation qui demeure inchangée depuis trois mois, selon le rapport sur les  Perspectives de récoltes et situation alimentaire.

Selon le rapport, les conflits civils et les déplacements de population  demeurent les principales causes de l'insécurité alimentaire en Afrique de  l'Est et au Proche-Orient, tandis que les conditions climatiques sèches ont  contribué à réduire les productions céréalières en Afrique australe.

 Les conflits civils souvent associés aux événements climatiques extrêmes  "ont fortement compromis la sécurité alimentaire" des populations  vulnérables en République centrafricaine, au Nigéria, au Soudan du Sud, en  Syrie et au Yémen, entre autres, précise le rapport.

Concernant les conditions climatiques, elles ont été favorables pour les  récoltes de céréales en Afrique de l'Est qui devraient rebondir par rapport  à 2017. Néanmoins, prévient la FAO, des pluies torrentielles, plus tôt  cette année et plus récemment en août, ont entraîné des inondations et par  conséquent des pertes agricoles dans certains endroits.

En Asie orientale, la production céréalière en 2018 devrait augmenter,  reflétant d'abord des hausses au Bangladesh et en Inde où il faudra  notamment s'attendre à une production record de blé cette année, en raison  de conditions climatiques favorables.

 Les faibles pluies en Afrique australe tombées lors de stades clés du  processus de culture ont contribué à réduire la production céréalière cette  année, avec des diminutions particulièrement importantes signalées au  Malawi et au Zimbabwe.

La région du Proche-Orient a souffert de pluies insuffisantes qui ont  contribué à réduire la production céréalière, en particulier en Afghanistan  et en Syrie. En Syrie, près de 6,5 millions de personnes sont, selon le  rapport, en situation d'insécurité alimentaire et 4 autres millions sont  menacées par l'insécurité alimentaire.

 Les conditions sèches en Amérique du Sud ont contribué à faire baisser la  production céréalière en 2018 par rapport au niveau record atteint l'année  dernière, en particulier pour le maïs. En Amérique centrale et dans les  Caraïbes, des pluies défavorables ont également contribué à réduire la  production de maïs cette année, sauf au Mexique.

 Les dernières prévisions de la FAO pour la production céréalière mondiale  en 2018 font état de 2 587 millions de tonnes, soit son plus bas niveau en  l'espace de trois ans et 2,4 pour cent en dessous du niveau record  enregistré l'année dernière.

 La production céréalière dans les 52 pays à faible revenu et déficit  vivrier (PFRDV) devrait atteindre cette année les 490 millions de tonnes,  soit 19 millions de tonnes au-dessus de la moyenne des cinq (5) dernières  années, selon la FAO. "Le statu quo de la production mondiale" s'explique  par une hausse de la production en Asie orientale et en Afrique de l'Est  qui devrait compenser une baisse de la production en Afrique australe, en  Asie centrale et au Proche-Orient, en raison du climat, poursuit la même  source. 

إضافة تعليق

انظر أيضا