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Les affrontements s'étendent en Côte d'Ivoire

Les affrontements s

Des combats ont débuté dans l'ouest de la Côte d'Ivoire entre les partisans du président sortant Laurent Gbagbo et les rebelles du Nord, favorables à son rival Alassane Ouattara, ont déclaré jeudi la mission des Nations unies et l'armée ivoirienne....

Ils interviennent sur fond de poursuite d'affrontements à Abidjan et marquent une escalade dans la lutte pour le pouvoir qui oppose depuis près de trois mois les deux prétendants à la présidence.
Ces combats dans la province occidentale des Dix-huit montagnes sont «très inquiétants» et constituent une menace pour toute la région, a dit le porte-parole de la mission onusienne de maintien de la paix.
«L'Onu estime que ces combats présentent un risque de redémarrage d'un conflit armé (...) qui aurait de graves conséquences pour le peuple ivoirien et toute la sous-région», a déclaré Hamadoun Touré.
Un membre des forces de sécurité loyales à Gbagbo a précisé que les combats avaient débuté mercredi et se poursuivaient jeudi au nord de la ville de Danané, près des frontières libérienne et guinéenne.
LES HABITANTS FUIENT
La crise déclenchée par le résultat disputé de l'élection présidentielle du 28 novembre a déjà fait plus de 300 morts et poussé le prix du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, à son plus haut niveau depuis 30 ans. Vendredi dernier, le gouvernement Ouattara a lancé un appel à un soulèvement semblable à celui qui a renversé le président égyptien Hosni Moubarak, mais les forces pro-Gbagbo ont dispersé les tentatives de rassemblement, faisant plusieurs morts.
Dans le quartier d'Abobo à Abidjan, un bastion des partisans d'Alassane Ouattara, les affrontements ont repris jeudi, pour le troisième jour d'affilée, provoquant la fuite d'habitants terrifiés par le tour violent que prend la confrontation.
Mardi, dix à quinze gendarmes soutenant Gbagbo avaient trouvé la mort dans une embuscade tendue par des partisans de Ouattara.
«Les fusillades ont repris. On entend des coups de feu et des explosions», a dit Tiemoko Souala à Reuters par téléphone.
«C'est difficile de vivre avec cette peur», a dit cet habitant du centre d'Abobo.
Un journaliste de Reuters a vu de nombreuses personnes fuyant Abobo avec des valises et des sacs plastiques pour porter leurs affaires.
Un autre témoin a rapporté une fusillade jeudi près du quartier de PK18. «Nous sommes rapidement rentrés dans nos maisons. Il n'y a personne dans les rues», a dit Abdoulaye Koné.
On ignore le bilan total des affrontements. 
Mercredi, le corps d'un civil baignait dans une flaque de sang près de la zone des combats. 
L'ancien Premier ministre Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale indépendante, mais le résultat, validé par les Nations unies et une grande partie de la communauté internationale, a été annulé par le Conseil constitutionnel, dirigé par un pro-Gbagbo.
Ouattara reste reclus dans l'hôtel du Golf, à Abidjan, mais a le soutien des dirigeants des puissances occidentales et des rebelles présents dans le nord du pays, dont on dit qu'ils ont renforcé leur présence à Abidjan.
Une délégation de l'Union africaine a tenté en vain une médiation en début de semaine. Les présidents de l'Afrique du Sud, du Tchad, de la Mauritanie et de la Tanzanie sont tous repartis mercredi après-midi.

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