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Le Roi Mohammed VI a prononcé un Discours à l'occasion de l’ouverture de la première session de la 2-ème année législative de la 10-ème législature

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Le Roi Mohammed VI a tenu, vendredi, à l'occasion de la rentrée parlementaire, un discours résolument avant-gardiste qui rompt avec toute approche étriquée de l'action publique pour installer une politique inspirée des besoins réels des citoyens.

Le message royal a été on ne peut plus clair : gouvernement et parlement sont instamment invités à mettre en phase le modèle marocain de développement avec les évolutions sur le terrain et les exigences de tous les jours. Le citoyen étant au centre, voire la finalité de toutes les actions publiques, il est grand temps d'insuffler un dynamisme nouveau aux politiques publiques.    

Chacun des acteurs se doit de faire montre d’objectivité en appelant les choses par leur nom, sans complaisance ni fioriture, et en proposant des solutions innovantes et audacieuses, a affirmé le Souverain dans ce discours d’orientation de l’action parlementaire et gouvernementale, sans oublier la prééminence d'une réforme inscrite dans l'air du temps quitte à s’écarter des méthodes conventionnelles appliquées jusqu’ici.    

La mise en œuvre de ces actions implique bien évidemment une application pleine et effective du principe constitutionnel de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, seule gage pour la concrétisation d'une gouvernance optimale.  

Ce discours royal fondé sur la notion de responsabilité trace les contours d’une nouvelle marche du Maroc de demain. Ce nouveau Maroc que veut construire le Roi Mohammed VI est un pays où règnent l’égalité et la justice sociale au profit de tous les Marocains, sans exclusive. Un pays où il n’existe pas de disparités en matière de développement humain, social et territorial.  

Bien que le Royaume ait accompli des avancées mondialement reconnus, son modèle de développement n'est pas encore en mesure de répondre aux besoins grandissants des Marocains. De ce point de vue, des mécanismes efficients d'action sociale, combinés à une mise en œuvre effective du principe de reddition des comptes, s'avèrent incontournables pour rendre tangible l'objectif combien ambitieux de justice sociale et de réduction des disparités catégorielles.  

 C'est dans cet esprit que le Souverain incite vivement le gouvernement à agir en vue de transcender les obstacles qui freinent l'évolution du modèle de développement national et apporter des solutions aux dysfonctionnements qui limitent son efficacité. Le tout en s'attachant aux principes de la démocratie participative où trouvent leur compte les compétences de tout horizon et les forces vives de la nation, aux côtés des représentants des institutions nationales.     "Nous contribuerons ainsi à éveiller une prise de conscience de la nécessité de faire évoluer les mentalités qui font obstruction à la réalisation du développement global que Nous souhaitons", a fait valoir le Souverain. 

 L'autre dimension du discours royal est qu’il dresse un diagnostic précis et sans équivoque des besoins pressants des citoyens avec un accent tout particulier pour les jeunes générations en leur favorisant les conditions d'une vie digne.  Ceci passe immanquablement par une formation de qualité, une intégration adéquate dans le monde du travail et une habilitation à prendre des initiatives pour exprimer ses talents et contribuer à la dynamique de développement.  

Pour ce faire,  le Souverain a appelé à la mise en œuvre d’une nouvelle politique intégrée dédiée aux jeunes sur laquelle planchera notamment le Conseil consultatif de la Jeunesse et de l’Action associative.      Dans cet élan de réformes, l'Administration est appelée à se mettre au diapason des évolutions en cours, comme l’a réitéré le Souverain, avec comme priorité absolue la réalisation de la justice sociale en faisant de la bonne gouvernance un principe cardinal et non un simple vœu pieux.  

 Dans le souci d’opérationnaliser la reddition des comptes, le Roi Mohammed VI a donné Ses directives à la Cour des comptes pour se pencher sur le suivi et l’évaluation des projets publics initiés dans les différentes régions.    

Sur cette même lignée, le gouvernement est invité à mettre en place un échéancier rigoureux pour le parachèvement du processus de régionalisation avancée dans l’optique de mieux gérer les affaires locales. C’est la raison pour laquelle les conseils élus ont eux-mêmes le devoir d’assumer pleinement leurs responsabilités par une plus grande proximité avec les populations.

Mustapha Sehimi,  professeur  à la Faculté des sciences juridiques , économiques et sociales de Rabat, analyse le discours royal: 

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Le Roi Mohammed VI a également évoqué la création d'un ministère délégué auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé des affaires africaines.

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