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Le gouvernement catalan accuse l'UE d'"approuver" Madrid sans le dire

Le gouvernement catalan accuse l

Un haut dirigeant catalan a accusé jeudi l'Union européenne d'"approuver", sans oser le dire, l'intransigeance de Madrid, qui a interdit le référendum prévu dimanche sur l'indépendance de la Catalogne.

"Ce qui se passe aujourd'hui en Espagne est une très grave atteinte aux structures démocratiques", a fustigé Raül Romeva, responsable des relations étrangères du gouvernement régional catalan, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.  
Il a appelé les institutions européennes, Commission et Parlement, à "défendre le traité de l'Union européenne et l'intérêt général des citoyens catalans qui sont des citoyens de l'UE".  
"Ne pas lever la voix, ne pas même appeler à un dialogue politique comme cela semble être le cas jusqu'à maintenant n'est pas neutre. Ceci est perçu par l'Etat espagnol comme une approbation des actions répressives", a ajouté Raül Romeva.  
Le gouvernement régional est décidé à organiser ce référendum le 1er octobre, malgré l'intransigeance du gouvernement espagnol, qui a fait arrêter des responsables et saisir des bulletins de vote.  
"En tant que gardienne des traités" fondateurs de l'Union européenne, "la Commission ne peut plus dire que ceci est une question interne", a insisté M. Romeva, en déplorant la "violation" des droits civiques et une "qualité de la démocratie" qui "s'érode de jour en jour" en Espagne.  
Ce dirigeant a également accusé Madrid de mener une "répression brutale contre les institutions démocratiques en Catalogne".  
"Les perquisitions dans les médias, les poursuites engagées contre plus de 800 maires, le harcèlement de journalistes et d'organisations de droits civiques, comme de simples individus, tout cela a suscité un choc sans précédent", a-t-il dénoncé.  
L'exécutif européen se borne depuis des semaines à répéter qu'il respecte "le cadre constitutionnel" espagnol, lequel est justement invoqué par le gouvernement de Mariano Rajoy pour interdire le référendum catalan.  
Les séparatistes catalans voudraient que la Commission européenne propose une médiation. "Nous sommes prêts, nous sommes à la table (...), le problème, c'est qu'il devrait y avoir une autre partie à la table qui n'a jamais voulu venir, c'est le gouvernement espagnol. Nous demandons (à Bruxelles) d'arranger ça", a encore affirmé M. Romeva.  

 

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