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Lagarde et Wauquiez à Tunis pour resserrer les liens avec Paris

Lagarde et Wauquiez à Tunis pour resserrer les liens avec Paris

Christine Lagarde et Laurent Wauquiez ont voulu resserrer les liens entre la Tunisie et la France lors d'une première visite gouvernementale depuis le départ du président Zine Ben Ali, sans Michèle Alliot-Marie. ...

La ministre des Finances et le ministre des Affaireseuropéennes ont nié à Tunis que l'absence de la ministre des Affaires étrangères, au centre d'une polémique sur son séjour en Tunisie fin décembre, soit un signe de son affaiblissement.
S'appuyant sur une source au Quai d'Orsay, le quotidien Le Monde rapporte lui mardi que Michèle Alliot-Marie a été écartée de la visite et a été opportunément chargée d'aller au Brésil.
«La confiance entre la Tunisie et la France n'a pas été rompue», a déclaré mardi Christine Lagarde, qui fut citée parmi les prétendants au poste de ministre des Affaires étrangères lors du dernier remaniement, lors d'une conférence de presse.
«Le renouveau de la confiance est très important pour les entreprises françaises qui travaillent ou envisagent de travailler en Tunisie», a-t-elle ajouté.
La France est le premier partenaire commercial de la Tunisie, où quelque 1.250 entreprises françaises sont implantées.
Selon Christine Lagarde, «il ne s'agit pas de faire de la surenchère de chiffres (mais) d'ajuster nos programmes, de les accélérer, de les développer si nécessaire».
Laurent Wauquiez, qui est placé sous l'autorité de Michèle Alliot-Marie, a pour sa part expliqué qu'«on ne vient pas pour donner des leçons mais pour écouter quels sont leurs besoins».
Avant ces deux ministres français, des ministres des Affaires étrangères d'autres grands pays occidentaux, comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, s'étaient déjà rendus à Tunis depuis la chute du régime de Ben Ali.
En Tunisie, les critiques à l'égard de la France se sont focalisées ces derniers jours sur le nouvel ambassadeur, Boris Boillon, dont plusieurs milliers de personnes ont demandé le départ samedi devant l'ambassade de France.  A l'origine des critiques, des propos de l'ambassadeur qui a tancé après seulement quelques jours dans le pays des journalistes tunisiens pour leurs questions «débiles» sur Michèle Alliot-Marie ou les liens de la France avec Ben Ali.
Face au tollé, il a présenté ses excuses. La polémique sur Michèle Alliot-Marie a quant à elle pris corps quand Le Canard enchaîné a révélé que la ministre - qui en avait déjà indigné certains en proposant d'apporter à Tunis l'expertise française dans le maintien de l'ordre - avait bénéficié d'un jet d'un homme d'affaires tunisien proche de Ben Ali, Aziz Miled, pour deux déplacements en Tunisie.
L'hebdomadaire satirique a par la suite révélé que le père de la ministre avait investi lors de ce séjour familial dans l'un des complexes immobiliers d'Aziz Miled. Michèle Alliot-Marie a d'autre part reconnu avoir eu une conversation
téléphonique avec Zine Ben Ali pendant ce séjour.
 

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