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La Turquie se rêve de plus en plus comme un "hub énergétique"

DR : REUTERS

En choisissant d’appeler « Turkish Stream » un colossal projet de gazoduc sous la mer Noire – censé transporter plus de 30 milliards de mètres cubes de gaz russe par an vers la Turquie, et vers l’Europe via la Turquie – Moscou a parfaitement conscience de flatter son partenaire turc. Pays pauvre en ressources énergétiques mais entouré de grands fournisseurs, la Turquie rêve depuis longtemps de devenir un « hub », c’est-à-dire un carrefour du transit de l’énergie vers ses voisins européens.

Regardé avec scepticisme par certains experts, le projet Turkish Stream semble pourtant lancé. En début de semaine, à Istanbul, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan se sont mis d’accord sur les termes de sa construction. Il aura fallu, avant cela, que les deux chefs d’État se réconcilient. Depuis novembre 2015, une grave querelle opposait en effet Ankara et Moscou, liée à la destruction d’un bombardier russe par l’armée turque à la frontière turco-syrienne.

Hasard du calendrier – ou pas – la Turquie et Israël ont décidé cette semaine d'examiner un autre projet de gazoduc, acheminant cette fois du gaz israélien vers l'Europe via la Turquie. Il s’agit, là encore, de sceller une réconciliation, puisqu’Ankara et Tel Aviv étaient brouillés depuis 2010. La Turquie, qui renoue ces dernières semaines avec ses alliés régionaux, semble donc avoir trouvé un instrument à la mesure de ses ambitions et de sa position géographique : la diplomatie du gaz naturel : 

A Istanbul, Anne Andlauer pour Medi1:

00:01:16

 

 

 

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