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La police égyptienne manifeste pour son honneur!

La police égyptienne manifeste pour son honneur!

Des membres de la police égyptienne, dont l'attitude lors des manifestations contre l'ex-président Hosni Moubarak a été très critiquée, ont défilé pour leur honneur dimanche au Caire, provoquant des incidents avec l'armée, selon un journaliste de l'AFP....

Plus de 1.000 policiers ont manifesté devant le ministère de l'Intérieur pour réclamer des hausses de salaires et l'exécution de leur ancien ministre, Habib el-Adli, révoqué fin janvier sous la pression de la rue.
Des incidents ont eu lieu avec les soldats présents qui ont tiré des coups de semonce en l'air et un policier a eu des dents cassées dans les échauffourées.
Une délégation de policiers a été reçue par le ministre de l'Intérieur Mahmoud Wagdi, qui a accepté de doubler leurs allocations, et de doubler le nombre de promotions d'agents de police au rang d'officiers.
Il a également autorisé les jeunes policiers d'être soignés dans les hôpitaux de la police, réservés jusqu'ici aux hauts gradés, et a promis de réintégrer les fonctionnaires licenciés pour des raisons administratives.
Nombre de manifestants continuaient de réclamer des hausses salariales.
"Je travaille pour la police depuis sept ans, je ne gagne que 664 livres (112 dollars) par mois et j'ai deux enfants, comment puis-je les faire vivre?", demandait Mohammed Ramadan.
La police égyptienne, accusée de brutalité et de corruption, est méprisée par une grande partie de la population, à l'inverse de l'armée dont les manifestants ont apprécié la retenue.
Les policiers qui manifestaient dimanche insistaient sur le fait qu'il avaient reçu des ordres des services de sécurité pour réprimer avec brutalité les manifestations qui ont abouti au départ de Hosni Moubarak, soulignant qu'ils étaient mal payés par un gouvernement corrompu.
Ils ont conspué M. Adli, révoqué et interdit de quitter le pays, en scandant "Habib, tu dois être exécuté sur la place publique". "Nous ne sommes pas des traîtres", ont-ils aussi lancé, l'un d'eux affirmant: "nos frères étaient dans les manifestations".
Des manifestations de policiers ont également eu lieu devant un grand commissariat de la ville, dans le quartier de Dokki, sur la rive occidentale du Nil. Dans l'un des cortèges, un policier qui tentait de monter sur un char de l'armée a été repoussé par un soldat.
Un groupe de policiers se dirigeant vers le ministère a traversé la place Tahrir, épicentre de la révolte populaire, pour montrer leur solidarité avec les manifestants encore présents, mais il a reçu un accueil très mitigé, parfois injurié ou bousculé par la foule.
"La police et le peuple main dans la main", scandaient-ils, tandis que l'un d'entre eux tenait un bouquet à la main. "Personne n'est content de voir la police sur la place Tahrir. On est en colère", a lancé Fadi al Masri, 26 ans, en regardant le cortège passer, l'air écoeuré. "Ils sont là uniquement parce qu'il y a l'armée pour les protéger.
Sinon je leur jetterai des pierres. Ils ont tué trois de mes amis", a affirmé ce jeune pharmacien.

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