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La Grèce a enregistré près de 60.000 demandes d'asile en 2017

La Grèce a enregistré près de 60.000 demandes d

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La Grèce a enregistré en 2017 un total de 58.661 demandes d'asile, soit 8,5% du total des demandes dans l'UE, une part jugée "disproportionnée", a indiqué vendredi son service d'asile.

Ces chiffres font de la Grèce (11 millions d'habitants) le pays de l'UE avec "la plus forte proportion de demandeurs d'asile par habitant", a relevé ce service dans un communiqué.  La Grèce fait ainsi partie, notamment avec l'Italie et l'Allemagne, des plus chauds partisans d'un partage équitable de l'accueil des réfugiés dans l'UE, dans le cadre du débat en cours sur la réforme du système d'asile européen.  

Selon le service d'asile, les Syriens arrivent en tête des candidats à l'asile déclarés en 2017, avec près de 17.000 demandes, alors que le plan européen de relocalisation, prévoyant la répartition en Europe de ces réfugiés, est arrivé à son terme.  Ils sont suivis des Pakistanais (8.923), généralement déboutés car considérés comme des migrants économiques, puis des Irakiens (7.924) et des Afghans (7.567).  

Près de la moitié des demandes déposées en 2017 l'ont été sur les îles grecques de l'Est égéen, où les arrivées d'exilés se poursuivent, quoique réduites depuis le pacte conclu en mars 2016 entre les Européens et la Turquie pour couper cette route migratoire.  Cet accord est aussi censé limiter la prise en charge des réfugiés par la Grèce, en vouant en principe au renvoi en Turquie les personnes arrivées sur les îles après mars 2016.  

  Mais 20.377 d'entre eux ont finalement été jugés éligibles à l'asile en Grèce en 2017, selon le service d'asile grec, qu'ils soient considérés comme vulnérables ou que la Turquie ne soit pas jugée "sûre" pour eux.  5.437 personnes ont elles été jugés renvoyables. Selon les statistiques policières, le pays n'a toutefois procédé en 2017 qu'à 681 renvois dans le cadre du pacte UE-Turquie, portant à près de 1.500 au total -- dont moins de 10 Syriens-- ces renvois depuis mars 2016.    

En dépit des pressions allemandes et européennes, la Grèce avait insisté pour appliquer le pacte UE-Turquie au cas par cas, refusant de classer a priori la Turquie comme un pays "sûr" pour les exilés arrivant sur son territoire.   La France vient de renoncer à intégrer dans son projet de loi sur l'immigration prévu pour 2018 cette notion de "pays tiers sûr", contestée par les humanitaires qui y voient une violation au droit d'asile.    

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