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La COP23 célèbre les peuples autochtones en quête de se faire entendre dans les négociations sur le climat

La COP23 célèbre les peuples autochtones en quête de se faire entendre dans les négociations sur le climat

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La 23ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) qui se tient actuellement à Bonn, en Allemagne, a célébré mardi la journée des peuples autochtones, très vulnérables aux effets du changement climatique.

La journée, inaugurée par la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Mme Patricia Espinosa, le président sortant de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, et l'ambassadeur des îles Fidji, M. Deo Saran, représentant la nouvelle présidence de la COP23, vise à faire entendre, lors des négociations en cours sur le climat, la voix de ces populations considérées parmi les plus exposées à travers le monde aux phénomènes météorologiques extrêmes et autres événements dévastateurs (inondations, ouragans, sécheresse).  

Prenant tour à tour la parole, des représentants de peuples indigènes venant du Pacifique, d’Afrique, d’Asie, de l’Amérique du Nord, ont formé le vœu de voir la COP23 parachever le travail mené dans le cadre de la COP22 en vue de donner corps à une clause de l’Accord de Paris signé il y a deux ans lors de la COP21 qui propose l’établissement d’une plateforme afin que les populations autochtones participent aux prises de décision, mais aussi pour que les solutions qu’elles proposent soient prises en compte.  

Pour M. Mezouar, la tenue de cette journée est un événement historique qui confirme les progrès inestimables réalisés à Marrakech, dans le cadre de sa présidence de la COP22, marquant une véritable contribution des peuples autochtones. Il a souligné qu’aujourd’hui, le Maroc, en tant que Partie, continuera à œuvrer pour garantir des objectifs "durables et viables" à la plateforme proposée.

"Mais il est important que les peuples autochtones contribuent à la solution. Ils ont beaucoup à apporter au travail sur le climat", a-t-il insisté.   Car de son avis l’enjeu est de taille : « tout le monde doit se souvenir d’où vient l’humanité, de nos racines, c’est important pour notre mémoire".    

De son côté, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a souligné l’urgence d’associer les peuples autochtones pour trouver une solution à la problématique du réchauffement climatique, ces populations étant les plus touchées par les effets dévastateurs des événements extrêmes, menaçant leur sécurité alimentaire, voire leur survie.  

"Tous les peuples autochtones subissent les impacts du changement climatique, bien que les phénomènes métrologiques ne soient pas ressentis de la même manière partout dans le monde. C’est pourquoi il faut les aider à s’adapter et trouver d’autres moyens de subsistance", a expliqué Mme Patricia Espinosa, tout en appelant à capitaliser sur le savoir-faire des populations autochtones au vu de leur contact ancestral avec la nature.    

Représentant la présidence fidjienne de la COP23, l’ambassadeur Deo Saran a souligné l’importance de poursuivre le travail "constructif" entamé à Marrakech pour le développement d’une plateforme privilégiant le dialogue multipartite pour concrétiser les efforts d’atténuation et d’adaptation en faveur des plus vulnérables et partant le respect des traditions autochtones.    

S’inscrivant dans la continuité de l’esprit de Marrakech, la présidence fidjienne de la COP23 place comme priorité la préservation du consensus multilatéral dégagé dans le cadre de l'Accord de Paris pour des réductions substantielles des émissions de carbone, avec l’ambition de maintenir l'élan actuel pour la mise en œuvre de l’Accord par le biais d’une vague d’actions climatiques qui requiert l’implication de tous.  

Le Maroc a transmis lundi, à l'ouverture de la COP23 à Bonn, la présidence de la conférence onusienne sur le climat au Iles Fidji, un Etat insulaire qui représente les pays du Pacifique fortement vulnérables aux effets des changements climatiques.   

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