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La contestation gagne la Libye

La contestation gagne la Libye

A la veille d’une journée de colère répondant à un appel lancé sur facebook, 38 personnes ont été blessées, dans la ville de Benghazi, après que la police a dispersé, la nuit dernière, un sit-in de protestation contre le pouvoir....

Située à 1 000 kilomètres à l’est de la capitale, Benghazi, deuxième ville du pays, est le bastion de l’opposition libyenne. Tout est parti de l’arrestation d’un avocat représentant les familles de prisonniers, tués en 1996, dans une fusillade qui avait fait 1 000 morts dans la prison d’Abou Salim à Tripoli. Des centaines de personnes se sont rassemblées pour réclamer la libération de l’avocat. En dépit de celle-ci les manifestants ont marché sur le centre-ville en scandant des slogans hostiles au pouvoir, selon des témoins. Un journal gouvernemental rapporte que les manifestants se sont livrés à des saccages et à des incendies, justifiant l’intervention des forces de l’ordre. Des affrontements qui ont fait, selon le directeur de l’hôpital de la ville, 38 blessés. Ce mercredi, une source libyenne bien informée indique qu’une vague d’interpellation à été lancée contre des activistes de la ville.
Dans le même temps, la télévision libyenne a diffusé des images de manifestations dans plusieurs villes, dont Tripoli et Benghazi, en faveur du dirigeant Mouammar Kadhafi. Une mobilisation des pro-Kadhafi suivi de la libération, ce mercredi, de 110 islamistes du Groupe islamique de combat libyen, portant à 360 le nombre total de prisonniers relâchés depuis un an.
A l’étranger, des organisations libyennes d’opposition ont lancé des pétitions appelant le colonel Kadhafi et sa famille à quitter le pouvoir tout en soulignant le droit du peuple libyen d’exprimer son opinion. De son côté, à Bruxelles, la chef de la diplomatie européenne demande à Tripoli d’autoriser la libre expression et d’éviter toute violence.
Mais la marge de manœuvre de l’opposition libyenne est très faible. Son plus grand défi «est de surmonter la peur du régime» précise Luis Martinez, directeur de recherches au Ceri Sciences-Po, détaché à l'école de gouvernance de Rabat, interrogé sur notre antenne. «Le régime libyen dispose d’atouts importants pour pouvoir réprimer sans craindre la moindre représaille» poursuit Luis Martinez. «Il dispose d'une rente pétrolière considérable, approvisionne l’Europe en gaz et en pétrole, détient plus de 100 milliards de dollars d’avoirs en réserve. C’est un pays extrêmement attractif pour les Européens et les Etats-Unis et beaucoup y réfléchiront, à deux fois, avant de faire la morale à ce régime, de crainte de voir leurs hommes d’affaires expulsés, leurs contrats gelés et le marché passé aux Chinois, aux Russes ou aux Indiens dans la région» indique le chercheur. Luis Martinez qui sera l’invité du 6/9 de Medi1, jeudi 17 février à 7h50.

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