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L'IRES publie son rapport stratégique 2018, dédié au développement autonome de l'Afrique

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L'Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) vient de publier son rapport stratégique 2018, consacré au développement autonome de l'Afrique.

Ce document de 344 pages se propose, illustrations chiffrées à l'appui, de rendre accessible l’appréhension de la dynamique de développement en Afrique, à travers la mise en exergue, entre autres, des spécificités du continent, des perspectives et enjeux auxquels il sera confronté dans les 50 années à venir et des leviers de développement autonome dont il dispose.  

La première partie du rapport, "élaboré selon une approche africaine et par conséquent différente du regard occidental habituel sur l'Afrique", vise à comprendre le continent africain, sa multiculturalité et les liens communs entre ses peuples. Pour ce qui est de la deuxième partie, de nature prospective, elle est consacrée aux enjeux auxquels l'Afrique sera confrontée d'ici 2050 et met en évidence, outre le changement climatique, trois grands nœuds du futur : la poussée urbaine, la transformation rurale ainsi que le défi de la sécurité et de la gouvernance.

En partant de ce panorama global, la troisième partie du rapport s'attèle à l'identification des leviers du développement autonome de l'Afrique, à savoir, la transition énergétique, la transition digitale, la transition économique et la gouvernance économique, ainsi que les ressorts de l'autonomie que sont le capital humain, le développement de l'ubuntu et la réconciliation de l'Africain avec lui-même et avec la nature.  

Elle fait ressortir, par ailleurs, la contribution actuelle du Maroc ainsi que le rôle que le Royaume pourrait jouer, à l'avenir, en faveur du développement autonome de cet immense continent.  

Dans un aperçu sur ce rapport, l'IRES affirme que "penser l'Afrique est un véritable défi, du fait de son immensité, mais, surtout de l'extraordinaire diversité de ses peuples, de son histoire, de ses cultures, de ses reliefs et de ses richesses, ajoutant que cela explique, en partie, pourquoi ce continent est mal connu. La difficulté de produire des données homogènes, la conflictualité qui règne dans certaines parties de l'Afrique, la «chape de plomb», parfois imposée par les ex-puissances coloniales ou les "régimes dictatoriaux" y participent aussi.  

Cependant, la contribution de l'Afrique à la création de la richesse économique mondiale est élevée tant par les matières premières qu'elle fournit au reste du monde que par les ressources humaines qu'elle déploie au sein du continent et au-delà, souligne l'Institut. 

Aussi, les difficultés qui pèsent sur l'Afrique (surpopulation, pauvreté, famine, dégradation des ressources naturelles, changement climatique...) et les dommages qu'elles sont susceptibles d'engendrer pour des populations, encore en grande précarité, ne peuvent-ils laisser personne indifférent, note le rapport de l'IRES, pour qui l'autonomie ne signifie pas être indépendant. Elle incarne la capacité pour l'Afrique à décider pour elle-même et à faire entendre sa voix dans le concert des nations.  

Outre un changement de regard sur soi et un renforcement de son potentiel humain, l'Afrique, pour devenir autonome, doit sauter les étapes, en termes de développement (leapfrog) pour emprunter un autre chemin vers la croissance, estime le rapport, dont l'élaboration, riche en illustrations, part du constat que l'Afrique est en marche et qu'elle a besoin, pour devenir autonome, d'une nouvelle vision du monde qui soit panafricaine, en faveur d'un projet africain planétaire et civilisationnel.

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