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L'escalade verbale s’envenime entre Bagdad et Ankara

DR : REUTERS

Entre Bagdad et Ankara, l’escalade verbale s’envenime un peu plus chaque jour. S’adressant au Premier ministre irakien, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a eu des mots très durs. « Tu n'es même pas capable de lutter contre une organisation terroriste. Tu es faible. Et après, tu essaies de jouer les gros durs ! ».

L’officiel turc réagissait à des propos du chef du gouvernement irakien, prononcés la veille. Celui-ci avait averti la Turquie qu’elle serait traitée en « ennemi » si elle s’avisait d’envoyer son armée dans le nord de l’Irak. Depuis ce mardi, Ankara déploie des dizaines de chars et de véhicules blindés à hauteur de Silopi, c’est-à-dire juste en face de la frontière irakienne. Selon le gouvernement turc, il s’agit d’une mesure de « précaution », et non d’une menace.

En fait, Ankara – qui n’a toujours pas digéré d’être mis à l’écart de la bataille de Mossoul – craint deux choses. D’abord, que les milices chiites irakiennes ne profitent de l’opération pour commettre des exactions contre les sunnites locaux, notamment les turkmènes. Ensuite, que le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, n’en profite de son côté pour s’implanter dans les monts Sinjar, en face de Silopi. Bagdad a raison de s’inquiéter : le Chef de la diplomatie turque avait prévenu il y a quelques jours qu’en cas de « menace », son pays n’hésiterait pas à mener une opération terrestre en Irak. Sur le modèle, peut-être, de celle qu’il mène déjà depuis deux mois dans le nord de la Syrie voisine.

A Istanbul, Anne Andlauer pour Medi1 :

00:01:18

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