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Irak: le Premier ministre tente d'empêcher une "journée de colère" vendredi

Irak: le Premier ministre tente d

Le Premier ministre irakien a appelé jeudi à ne pas participer à la manifestation organisée vendredi par plusieurs associations via Facebook pour protester contre l'impéritie du gouvernement, en accusant ses organisateurs d'être des partisans de Saddam Hussein et des "terroristes"....

«Dans mon souci de vous protéger et de contrecarrer les plans des ennemis du pays, je vous appelle à ne pas participer» au rassemblement, a déclaré Nouri al-Maliki dans une allocution télévisée.
«Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas exercer votre droit à manifester. Vous pouvez le faire quand vous voulez et où vous voulez, à l'exception de cette manifestation (de vendredi) organisée par les saddamistes, les terroristes et Al-Qaïda», a-t-il martelé.
Cette mise en garde ne semble pas avoir entamé la détermination des organisateurs. «Cet appel de Maliki ne va rien changer. Les préparatifs continuent. Il essaie de nous faire peur mais il n'y a pas de raison d'avoir peur», a affirmé à l'AFP l'une des organisatrices, Chourouq al-Abayachi, ingénieur de 52 ans
«Aucun de nous n'appartient à Al-Qaïda ni aux partisans de Saddam, nous sommes des citoyens irakiens ordinaires qui protestons contre l'absence de services publics, la corruption et voulons la réforme du système», dit-elle.
Une énorme manifestation devrait en effet avoir lieu vendredi à Bagdad, dans le sillage de la révolte qui secoue le monde arabe.
Ce rassemblement a été initié via Facebook par un mouvement qui se dénomme la «Révolution de la rage irakienne» et exige «le changement, la liberté et une démocratie véritable».
Il appelle «les millions de chômeurs, les intellectuels, les travailleurs, les diplômés des universités, les veuves et les orphelins», à manifester vendredi place Tahrir. Il suggère les slogans suivants: «Notre silence n'a-t-il pas assez duré?», «Nous continuons à manger des oignons alors que l'Irak engrange 100 milliards de dollars par an».
S'inspirant des révolutions tunisienne et égyptienne, il exhorte la «police et l'armée à protéger la patrie et le peuple».
Toutefois, la majorité des organisateurs insiste pour que la revendication se borne au désir de «réforme» et à l'amélioration du quotidien des citoyens.
Dans un communiqué publié lundi, ils mettent en garde contre des appels à se diriger vers la «zone verte», secteur ultra-protégé où se trouvent les principaux sièges du gouvernement.
«Il ne s'agit pas de faire tomber le gouvernement ou le régime, ni de prendre des hommes politiques pour cible», soulignent-ils.

Pour Mme al-Abayachi, «beaucoup de groupes ont annoncé leur participation. Ils n'ont qu'une seule exigence: la réforme du système, ce qui veut dire de meilleurs services de base, la lutte contre la corruption, la pauvreté, le chômage».
«Certains, peut-être, comme la +Révolution de la rage irakienne+ veulent aller plus loin, mais ils ne représentent pas la majorité», a-t-elle dit à l'AFP.
Pour tenter de calmer la grogne, le gouvernement a récemment multiplié les gestes, augmentant notamment d'un milliard de dollars le montant alloué aux rations alimentaires distribuées à six millions de familles, en contraignant les officiels à se serrer la ceinture.
La plus haute autorité religieuse chiite, le grand Ayatollah Ali Sistani, avait lui aussi exprimé «sa sympathie pour ces demandes légitimes» mais également la crainte que la manifestation ne dégénère et ne soit récupérée à des fins politiciennes.
Près de huit ans après l'invasion conduite par les Etats-unis, la production d'électricité atteint 6.500 mégawatts soit la moitié d'une demande qui ne cesse d'augmenter.
Près de sept millions d'Irakiens (23% de la population), vivent sous le seuil de pauvreté de 2,2 dollars par personne et par jour et 30% des jeunes sont au chômage.

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