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Egypte: un 7e mort, ElBaradei propose de mener la transition

Egypte: un 7e mort, ElBaradei propose de mener la transition

L'opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, arrivé jeudi soir au Caire, s'est dit prêt à mener la transition au régime de Hosni Moubarak, confronté depuis mardi à des manifestations sans précédent qui ont fait sept morts et entraîné un millier d'arrestations....

De leur côté, les Frères musulmans, principale force de l'opposition, ont annoncé qu'ils participeront aux manifestations "de la colère" prévues vendredi après les prières hebdomadaires. Jusqu'ici ils avaient appuyé du bout des lèvres les manifestations, laissant à leurs membres le choix d'y participer.
Au moins vingt membres des Frères musulmans, dont cinq anciens députés et cinq membres du bureau politique, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé à l'AFP l'avocat de cette formation, Abdelmoneim Abdel Maqsoud.
Jeudi soir, des internautes du Caire ont fait état de l'impossibilité de se connecter à internet, tandis que d'autres signalaient des lenteurs et des coupures intermittentes.
Les téléphones portables fonctionnaient également mal dans la zone du centre de la capitale où les manifestants se rassemblent et les services de messagerie semblaient être hors-service.
Plus tôt, le ministère de l'Intérieur avait averti qu'il allait prendre "des mesures décisives" contre les manifestants.
"Je suis ici avec l'espoir de continuer à travailler pour un changement ordonné et pacifique", a déclaré M. ElBaradei à son arrivée à l'aéroport, en demandant au pouvoir l'arrêt "de la violence, des détentions et de la torture".
"Si la population veut que je mène la transition, alors je ne la décevrais pas", avait-il déclaré à Vienne avant son départ, en précisant vouloir participer aux nouvelles manifestations.
Les jeunes militants pro-démocratie à l'origine du mouvement, inspiré par la révolte tunisienne qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali, ont appelé à de nouvelles manifestations vendredi.
Jeudi la mobilisation a été marquée par un septième décès, à Cheikh Zouwayed, dans le nord du Sinaï. Un manifestant a été mortellement atteint d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs entre manifestants bédouins armés et forces de sécurité, selon des témoins.
Dans cette même ville la police a été la cible de tirs de roquettes antichars jeudi soir, sans être touchée, ont indiqué des témoins à l'AFP.
A Suez (nord-est), des manifestants ont mis le feu à une caserne de pompiers après avoir lancé des cocktails molotov sur la police, selon un photographe de l'AFP sur place.
La police était massivement présente toute la journée dans le centre du Caire.
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a accusé la police d'avoir accentué l'usage de la force de manière "totalement inacceptable et disproportionnée".
Par ailleurs, les matchs du championnat de football prévus vendredi et samedi ont été reportés.
"C'est un moment critique dans l'histoire de l'Egypte (...) La volonté de changement doit être respectée", a déclaré au Caire M. ElBaradei, l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique devenu une figure de l'opposition mais.
Il ne dispose pas d'un parti reconnu, mais a formé un mouvement, l'Association nationale pour le changement, qui plaide pour des réformes démocratiques et sociales.
Les manifestations, qui ont débuté mardi, sont les plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir en 1981 de M. Moubarak, 82 ans, critiqué notamment pour n'avoir jamais levé l'état d'urgence en place depuis près de 30 ans.
Depuis mardi, cinq manifestants et deux policiers ont été tués et des dizaines de personnes blessées. Selon un responsable des services de sécurité, "au moins mille personnes ont été arrêtées à travers le pays".
Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi que la violence n'était "pas une solution aux problèmes en Egypte", et appelé le gouvernement et les manifestants à faire preuve de retenue.
Tout en qualifiant M. Moubarak de "partenaire important", la Maison Blanche a affirmé à plusieurs reprises que les Etats-Unis "ne prennent pas parti".
L'Union européenne et l'ONU ont appelé le gouvernement égyptien à écouter les revendications du peuple, et Paris à respecter la liberté d'expression.

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