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Des estimations "optimistes" de croissance économique en Afrique: de 1,7 pc en 2016 à 3 pc en 2017

Des estimations "optimistes" de croissance économique en Afrique: de 1,7 pc en 2016 à 3 pc en 2017

Les estimations de croissance économique en Afrique semblent plus "optimistes" en 2017, a indiqué, mardi à Rabat, la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Vera Songwe, notant que le taux de croissance devrait se situer autour de 3pc en 2017 contre 1,7pc en 2016.

Dans son allocution à l'ouverture du 32ème Comité intergouvernemental d'experts de la CEA en Afrique du Nord, qui se tient trois jours durant sous le thème: "Emploi des jeunes et développement durable en Afrique du Nord", Mme Songwe a souligné que cette rencontre se tient dans un "contexte économique mondial qui n'a pas très bien progressé en 2016, avec seulement 2,2 pc de croissance du PIB", ajoutant que "les estimations de croissance sont plus optimistes pour l'Afrique en 2017", avec un taux de croissance se situant autour de 3 pc.  
Mme Songwe a également précisé que cette croissance continentale masque néanmoins une réalité contrastée selon les différentes sous-régions, faisant savoir que le taux de croissance en Afrique du Nord à l’exception de la Libye, devrait se situer à 3,5 pc en 2017 contre 2,6 pc en 2016, suivie de l’Afrique centrale (3,4 pc), l’Afrique de l’Ouest (3,1 pc) et l’Afrique Australe (1,8 pc). 
La Secrétaire exécutive de la CEA a, par ailleurs, précisé que la thématique de cette rencontre, qui porte sur l'emploi des jeunes et particulièrement l'emploi décent, constitue un thème central pour la mise en œuvre des Agendas 2030 et 2063 pour le développement, comme reflété par les Objectifs du développement durable (ODD) de l’agenda 2030, notant qu'avec 200 millions d'habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique dispose de la population la plus jeune au monde.  
Elle a également précisé que l'un des défis majeurs qui continue à freiner les développements sociaux en Afrique est la question de l'emploi, notamment des jeunes et des femmes, déplorant que le taux de chômage au Maroc est passé de 10,4 pc à 10,7 pc entre le premier trimestre de 2016 et celui de 2017.  
Les taux de chômage les plus élevés au Royaume sont enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (25,5 pc), a-t-elle expliqué.  
De son côté, le Secrétaire Général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), Taïeb Baccouche, a fait savoir que cette institution, qui a placé la thématique des jeunes au cœur de ses priorités, oeuvre pour la mise en place d'une stratégie commune permettant de faire face aux problèmes auxquels font face les jeunes maghrébins, à savoir l'inadéquation de la formation par rapport au marché de l’emploi, la dynamisation du marché de l’emploi et le développement de l’auto-emploi. 
M. Baccouche a ainsi relevé que "pour créer des emplois, il est nécessaire de dynamiser l’investissement", notant qu'"on ne peut pas compter uniquement sur l’Etat", que le secteur privé national se doit d’investir dans le développement du marché de l'emploi et que les Etats doivent en revanche créer les conditions appropriées à même d'assurer un climat d'investissement favorable aux entreprises.
Il a en outre mis l'accent sur la question d'intégration régionale au Maghreb qui permettra d’avoir un marché de plus de 100 millions de consommateurs, de dynamiser les économies d’Afrique du Nord et d'engendrer davantage d’investissements productifs et par conséquent de plus amples emplois. 
Pour sa part, le ministre du travail et de l'insertion professionnelle, Mohamed Yatim, a souligné que la question du chômage et de l'emploi des jeunes est une problématique générale dans le monde, ajoutant que la création de nouveaux postes d'emploi constitue l'un des plus grands défis auxquels font face les gouvernements africains et que la croissance économique ne dépend pas seulement des investissements et de la création de capitaux, mais surtout de la promotion du capital humain.   
M. Yatim a également rappelé que le Maroc, étant attaché à ses origines africaines et ses liens forts et historiques avec le continent, a établi à travers son retour au sein de l'Union africaine (UA) un partenariat gagnant-gagnant, ajoutant que le Royaume ne considère pas le continent africain en tant que source de richesses naturelle, mais le perçoit comme un espace riche de potentialités humaines, digne du respect et de l'estime, et qui doit disposer de son propre modèle politique, institutionnel, économique et juridique.  
Organisé du 3 au 6 octobre par le Bureau de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) en Afrique du Nord, le 32-ème Comité intergouvernemental d'experts, réunit plusieurs représentants et experts du Maroc, d'Egypte, de Libye, de Mauritanie, de Tunisie, d'Algérie et du Soudan, dans le but d’évaluer le travail accompli par le Bureau, arrêter le programme de travail et les orientations stratégiques de la CEA en Afrique du Nord et formuler des recommandations qui seront soumises à la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, organe délibérant de la CEA.   

 

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